Vaccin pour traiter le cancer : grande découverte de chercheurs canadiens

Le Dr Claude Perreault (chercheur principal à l’unité de recherche en immunobiologie à l’Institut de recherche en immunologie et cancérologie lié à l’université de Montréal) et son équipe ont fait une découverte remarquable : un vaccin pour traiter et guérir du cancer. Ce qui donne une grande lueur d’espoir à ceux qui sont qui sont atteint par cette maladie.

Concernant cette grande découverte, le Dr Perreault précise : « Quand je dis vaccin, je veux dire vaccin thérapeutique pour traiter un cancer déjà existant et non un vaccin préventif comme ceux à quoi on est habitué ».

Il faut savoir que cette équipe de recherche de l’IRIC travaille depuis plusieurs années pour trouver un remède contre le cancer. « Depuis une dizaine d’années, il y a de plus en plus de preuves que notre système immunitaire peut éliminer des cellules cancéreuses. Si on stimule les cellules immunitaires, on peut augmenter la réponse contre le cancer. Et là, la grande question qui se pose : ok mais les cellules immunitaires, que reconnaissent-elles qui leur permette d’éliminer les cellules cancéreuses », explique le chercheur, qui ajoute qu’il fallait trouver » l’élément qui allait forcer le système immunitaire à débusquer puis à éliminer les cellules cancéreuses ». « Ca fait des années que l’on cherche à trouver les molécules sur les cellules cancéreuses qui sont reconnues par le système immunitaire et qu’on n’arrive pas ». Le Dr Perreault et son équipe ont donc cherché dans les 98% d’ADN que l’on croyait inutiles, ils ont fouillé dans ce qu’on appelle l’ADN poubelle. « Il fallait juste avoir le courage et développer les instruments pour chercher là. » En orientant leurs recherches de la sorte, les chercheurs canadiens ont découvert des antigènes cancéreux capables de stimuler le système immunitaire. « Non seulement ces antigènes cancéreux étaient capables de stimuler le système immunitaire mais ils étaient capables de provoquer une réponse suffisamment forte pour faire régresser une tumeur. Ce qu’on souhaite, c’est que dans environ 3 ans, pouvoir commencer une étude clinique de phase 1 où on va tester des vaccins chez des patients atteints de cancer autrement incurables », fait encore savoir le Dr Perreault avant de conclure concernant les différents types de cancers : « Il n’y en a aucun qui théoriquement nous semble intraitable ».

Kamir B.