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Unité AVC de l’EHU d’Oran : Plus de 150 cas traités par trombolyse

Depuis l’ouverture en 2015 de l’unité AVC relevant du service de neurologie de l’Etablissement hospitalier universitaire (EHU) d’Oran, quelques 150 personnes victimes d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) ont été traitées par la technique de thrombolyse.

Selon le Pr Badsi Dounyazed, ce service est le « deuxième à assurer le traitement de trombolyse après l’hôpital de Blida, et le seul sur le plan régional. Nous recevons 8 à 10 cas d’AVC par jour, en dehors de notre travail quotidien. Nous travaillons au-dessus de nos capacités pour sauver nos patients », précisant encore que le service dispose uniquement de trois neurologues mais assure, tout de même, la prise en charge des malades qui y affluent de toute la région ouest (EHS d’Aïn El Turck, hôpital d’El Mohgoun à Arzew, Mascara, Adrar, Chlef, Relizane, Mostaganem…) et parfois même du CHU d’Oran qui dispose de 10 neurologues.

Afin de diminuer la charge sur ce service assailli par les malades, le Pr Badsi fera savoir qu’un réseau régional de prise en charge des AVC était en voie d’installation, à travers la formation d’équipes médicales des établissements hospitaliers. Elle indiquera, par ailleurs, que l’hôpital d’Aïn El Turck a déjà commencé à pratiquer la thrombolyse et que l’équipe formée depuis peu a déjà pris en charge quelques malades ce qui est un pas positif en vue du désengorgement du service de l’EHU d’Oran. Elle saisira d’ailleurs cette occasion pour inviter les autres établissements et centres de santé des wilayas à en faire de même à travers la formation de leurs neurologues à la prise en charge de cas d’AVC ou même d’autres pathologies neurologiques.

Pour rappel, la thrombolyse est une technique visant à détruire un thrombus qui se forme dans les veines ou les artères bloquant la circulation sanguine, à travers l’injection par intraveineuse de médicaments thrombolytiques qui vont dissoudre le caillot de sang.

A noter cependant que, pour éviter tout handicap, cette technique exige l’arrivée du malade au service dans les quatre heures suivant les premiers symptômes de l’AVC.

Kamir B.

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