Une journée mondiale lui est consacrée depuis 1996 : Connaître l’ostéoporose et ses méfaits pour s’en prémunir

 

C’est une maladie osseuse qui demeure négligée et peu diagnostiquée alors qu’elle provoque de sérieux dégâts. C’est pour sensibiliser les populations quant à l’impact de l’ostéoporose sur la qualité de vie des personnes âgées et sur la nécessité d’un diagnostic et d’une prise en charge qu’une journée mondiale lui a été consacrée (elle est célébrée le 20 octobre chaque année).

L’ostéoporose est une dégénérescence osseuse qui touche le squelette et qui fait courir un risque élevé de fractures. Elle n’est généralement décelée qu’après que les principaux symptômes se soient déclarés, à savoir des douleurs dorsales ou cervicales, la réduction de la taille suite à l’affaissement des vertèbres et lorsqu’il y a fractures, chez les personnes âgées. Le rétrécissement du corps est le symptôme le plus visible et celui par lequel on peut aisément dépister l’ostéoporose. Cet affaissement des vertèbres, qui peut être causé par une fracture de ces mêmes vertèbres, provoque par la suite des douleurs en resserrant les nerfs qui émergent de la moelle épinière. Il est également à l’origine d’une cyphose (une flexion du thorax vers l’avant) qui est douloureuse et qui, en exerçant une pression sur les voies respiratoires, peut gêner la respiration.

La fragilité osseuse générée par l’ostéoporose peut donc conduire à des fractures, notamment du col du fémur, du poignet et des membres supérieurs et inférieurs. Les risques augmentent avec l’âge et il faut savoir que les femmes sont trois fois plus touchées que les hommes en raison de la ménopause (il n’y a plus l’effet protecteur de l’estrogène). On lit avec effarement certaines statistiques qui font état de l’enregistrement d’une fracture toutes les 20 secondes dans le monde soit un million six cent mille (1.600.000) fractures du col du fémur par an.

Selon les spécialistes, on ne peut pas guérir l’ostéoporose. Mais certains traitements sont préconisés pour le ralentissement de la dégénérescence osseuse et surtout à titre préventif pour le renforcement des os. En plus des médicaments qui peuvent « ralentir la perte osseuse » en bloquant « l’activité des cellules impliquées dans la destruction de l’os », on recommande un apport suffisant en calcium et en vitamine D. Un traitement hormonal peut être prescrit pour les femmes ménopausées en substitution à l’estrogène. Enfin, l’activité physique comme la marche, le jogging ou le vélo est recommandée.

Rachida Merkouche

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