Une étude scientifique tire la sonnette d’alarme : Seuls 1/3 des asthmatiques sont sous contrôle en Algérie

Seuls un tiers des patients atteints de l’asthme sont sous contrôle médical en Algérie. Ce sont les conclusions effarantes d’une étude commandée par le laboratoire pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca et qui a concerné les pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).

Les résultats de l’étude ESMAA soulignent la nécessité d’un meilleur contrôle de l’asthme en Algérie.

Le contrôle de l’asthme reste insatisfaisant dans la région du MENA et il y a nécessité d’améliorer l’accès à des traitements appropriés ainsi qu’un suivi plus proactif et une meilleure éducation parmi les prestataires de soins.

Selon les conclusions de cette étude menée par des scientifiques, deux tiers des patients algériens souffrent d’asthme non contrôlé ou partiellement contrôlé. Le contrôle de l’asthme dans la région MENA est donc insatisfaisant puisqu’un tiers des patients asthmatiques seulement ont une maladie contrôlée.

L’étude révèle par ailleurs que moins d’un quart de la population atteinte par cette maladie déclare avoir bien adhéré aux schémas thérapeutiques prescris.

Il convient de signaler que 100 médecins généralistes et spécialistes algériens ont participé à l’étude ESMAA représentant les secteurs public et privé. En outre, 998 patients en Algérie ont participé à l’étude sur 97 sites.

En Algérie, le taux de prévalence de l’asthme est de 3.45%. Alors que les chiffres sont modérés, l’impact est élevé.

Notons que c’est le professeur Habib Douagui, président de la Société africaine d’allergologie et d’immunologie clinique, qui a présenté les résultats de l’ESMAA lors du 9ème congrès euro-africain d’allergologie et d’immunologie clinique qui s’est tenu en Algérie. « L’asthme a un impact majeur sur la vie des adultes vivant avec la maladie en Algérie. Le taux de prévalence de l’asthme en Algérie est de 3.4 %. Le défi reste à relever pour traiter les problèmes d’asthme et améliorer les résultats en Algérie et dans l’ensemble de la région », a souligné le Pr Douaguia.

Amal Haddouche Hamed Abdelouahab, directrice médicale d’AstraZeneca, Afrique du Nord a déclaré que « l’impact de l’asthme dans la région est lourd et nécessite des mesures immédiates » et a ajouté que « notre objectif est de transformer le paradigme du traitement de l’asthme et de la maladie pulmonaire obstructive chronique ».

 

Tinhinane B.

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