Témoignage sur la ménopause : « Un bouleversement physique et psychique que j’ai vécu avec le sourire »

 

« Bouffées de chaleur, sautes d’humeur et prise de poids ». C’est avec ces symptômes qu’Amel, 50 ans, cadre en communication, a qualifié les bouleversements qu’elle a connu à sa ménopause. Comme énormément de femmes, elle n’était pas spécialement préparée pour sa ménopause qualifiant dès fois, les tracas et les lamentations des autres femmes ‘’d’exagérées’’.

« Oui, je savais que cette période serait difficile mais, je ne me suis pas préparée en conséquence » a-t-elle avoué. « C’est un véritable bouleversement physique et psychologique, que finalement, j’ai vécu avec le sourire » estime-t-elle.

« Vers 45 ans j’ai commencé à ne plus avoir des règles de manière ponctuelle, la première fois j’avais pensé que j’étais enceinte et c’était la panique , c’est après avoir effectuée un test de grossesse qui s’est avéré négatif, que j’ai réalisé que c’était le début » souligna Amel avant d’ajouter « un sentiment de tristesse m’avait envahi ce jour-là, j’avais peur de ne plus être moi-même, ne plus être la femme que j’étais, ma féminité en a pris un coup. Après une période de tristesse que mes enfants et mon mari avaient remarqué, viendra la période la plus dure, celle des bouffées de chaleur… Ça a duré près de deux ans et le plus marrant c’est que j’étais du genre frileuse ».

Amel ajouta : « J’ai subi ces bouffées de chaleur terribles, mais ce sont surtout les troubles du caractère et de l’humeur parfois très négative, qui m’ont posé problème sans parler de la grande fatigue associée. Je ne voulais pas prendre de remède, je voulais laisser la nature prendre son cours. Cette décision prise, j’ai commencé à lire énormément sur cette période et à chaque fois j’essaye de positiver et du coup j’ai commencé à me sentir bien dans ma tête et dans mon corps malgré les quelques kilos de plus que j’ai pris. Je pouvais voyager en toute tranquillité maintenant, organiser mes sorties et mes vacances sans me soucier de la date de mon cycle, faire mon carême entier sans avoir à faire la corvée de jeûner en plein mois de décembre, finalement ce n’était pas aussi difficile ». Il faut savoir de toute façon que la cinquantaine, je l’aborde avec beaucoup de sagesse et de force et je me dis tout le temps « demain, ça ira certainement mieux. Sourire ».

De Constantine, Souheila Betina