TÉMOIGNAGE :« Le refus d’un médecin de faire un vaccin anti rabique à mon père aurait pu coûter cher»

 

Mustapha ne s’attendait pas à ce que son chien le morde jusqu’à lui causer de nombreuses blessures. Qu’un chien se retourne contre son maître et l’attaque, cela arrive souvent, pour peu que l’animal se sente agressé. Mustapha a arraché un ballon des pattes de la bête, avant que celle-ci ne le reprenne.

Son maître a tenté de le lui enlever une seconde fois et c’est là qu’il a sauté sur lui et l’a mordu au bras et au ventre. Tout en sang, la victime a été conduite par son fils dans un hôpital à Blida, et c’est là que son calvaire a commencé.

« Le médecin qui a ausculté mon père s’en est tenu au carnet de vaccination du chien et a opposé un refus catégorique quant à un vaccin anti rabique qui éviterait toute infection surtout qu’il s’agit d’une personne âgée.

Quand je suis arrivée à l’hôpital et que j’ai vu mon père dans un état déplorable, c’est par non que le médecin m’a répondu, me disant que c’est lui qui sait et que je ne suis pas médecin ».

L’insistance des proches de Mustapha a eu raison du refus du praticien qui n’arrêtait pas d’affirmer que le chien est vacciné.

« C’est un autre médecin qui, en voyant les graves blessures de mon père qui est un vieil homme de 85 ans, a décidé d’un vaccin qui lui a été administré le lendemain, et pendant cinq jours.

L’obstination du premier praticien, tout en privant une victime de morsure d’un vaccin dès les premières heures qui ont suivi, aurait pu coûter cher à celle-ci, d’autant plus qu’il s’agit d’une personne âgée ».

Propos recueillis par Nadia Rechoud

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