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Table de l’Iftar mauritanienne : Un jeûne dans la ferveur religieuse

En Mauritanie, le mois de Ramadhan est attendu avec impatience par la population car c’est, pour elle, l’occasion de rompre avec la routine pour vivre un mois autour de valeurs comme le partage, la paix et la tolérance.
Durant ce mois, la tradition veut que le moment de la rupture du jeûne soit un moment où riches et pauvres seretrouvent logés à la même enseigne. Pas de table faste ni de repas gargantuesques, l’essentiel étant de jeûner dans la ferveur religieuse.
Au moment de la rupture du jeûne, les Mauritaniens commencent par une boisson appelée « zrig », du lait caillé, mélangé à de l’eau et du sucre. Le lait caillé est source de protéines, vitamines (B1, B2, B5, B6, B9, B12, C et E) et minéraux (calcium, phosphore, magnésium, potassium, sodium, fer, cuivre, zinc, sélénium, iode et manganèse en grande quantité). Le lait caillé ou fermenté possède plusieurs bienfaits, il rééquilibre la flore intestinale et le transit, de même qu’il stimule les fonctions immunitaires. Selon plusieurs études, le lait caillé aiderait à réduire les risques de diabète de type 2. Les Mauritaniens rompent également le jeûne avec des dattes sèches avec du beurre, un fruit bien connu chez-nous et très apprécié pour ses valeurs nutritionnelles et ses bienfaits.
Pour ce qui est des plats, présents sur la table, il faut savoir que la cuisine mauritanienne est souvent à base de mil, blé, orge. Ces céréales riches en vitamines et minéraux sont préparées en soupes. Au moment du ftour, ils affectionnent tout particulièrement le jus d’oseille, une boisson aux nombreuses vertus. Cette plante possède, en effet, des vertus hypotensives, des propriétés protectrices pour le cœur, aide à réduire le cholestérol et les triglycérides, de même qu’elle possède d’autres actions sur le diabète, l’obésité, les systèmes urinaires et digestif…

Après la prière du Maghreb, les Mauritaniens sirotent du thé accompagné généralement d’un tadjine, comme le Bennava, un ragout à base de viande d’agneau, de chèvre ou de chameau. Ce plat est une très bonne source de protéines, cependant, d’autres lui préfèrent le méchoui, misant là encore sur un plat protéiné. D’autres plats à base de viande, de légumes, accompagnés d’une sauce et mangés avec du pain sont consommés durant ce mois sacré, des mets simples mais qui restent tout de même des sources de protéines, de vitamines et de minéraux.
Après la prière d’El Icha et les tarawih, la soirée est passée entre amis ou en famille, autour d’un bon thé à la menthe.
Enfin, pour le shour, les Mauritanniens consomment un plat qui s’appellent « Al-‘Aich »
Hassina Amrouni

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