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Table de l’iftar malienne : Le mil et le riz, deux céréales très prisées

Si plusieurs croyances religieuses s’y côtoient (islam, christianisme et animisme), le Mali reste un pays majoritairement musulman. Dans ce pays de l’Afrique sub-saharienne, l’islam y est pratiqué depuis le XIe siècle. Tombouctou a été entre les XVe et XVIe siècles un grand centre religieux avec des mosquées, des médersas et des universités qui accueillaient des apprenants qui venaient de tout le pays, y compris des pays voisins. La cité était, à l’époque considérée comme un véritable pôle intellectuel.
Aujourd’hui, l’islam sunnite est pratiqué par 95 % de la population malienne. Durant le mois de Ramadhan, les Maliens musulmans observent le mois de jeûne dans le respect des préceptes de l’islam et des traditions.
Comme dans la plupart des autres pays musulmans, la rupture du jeûne se fait avec des dattes ainsi que des boissons traditionnelles à l’instar de la tisane Kinkeliba. Cet arbrisseau, originaire des pays du Sahel a plusieurs propriétés : diurétiques, dépuratives et digestives et durant le mois de jeûne, cette plante est tout indiquée puisqu’elle aide à lutter contre la constipation.
Les Maliens consomment également en entrée le fondé, une bouille de mil (ou millet), une céréale sans gluten, très digeste, connue pour ses apports très riches pour l’organisme : vitamines du groupe B, vitamine E et minéraux (manganèse, zinc, magnésium, phosphore, fer et silice). Cette bouillie incontournable est également composée de maïs et de lait. Autant dire qu’à elle seule, elle apporte à l’organisme du jeûneur un florilège de nutriments, de vitamines, de minéraux, d’antioxydants, de fibres, de protéines et de calcium.
Après cette entrée légère et savoureuse, sont également servis sur la table de l’iftar malienne, des beignets de riz. Il faut savoir que la cuisine malienne est principalement préparée à base de riz et de mil, ils servent souvent d’accompagnement à des plats de viande comme le Tukasu, un plat à base de boules de blé cuites en sauce avec de la viande de bœuf ou de mouton, des oignons et des tomates. Un mets source de protéines, de vitamines (A, B2, B3, B5, B6, B9 et B12, vitamine C), fer, zinc, potassium, phosphore, cobalt, nickel, antioxydants,…
Autre recette incontournable en ce mois de Ramadhan, le Tô, une pâte à base de farine de mil ou de sorgho, une céréale riche en fer, calcium et phosphore, idéale pour les diabétiques et pour les personnes suivant un régime sans gluten. Cette pâte est servie avec une sauce, comme la sauce gombo. Ce légume très utilisé dans la cuisine africaine est riche en fibres, vitamines B2, B3, B6 et B9, vitamine C et vitamine K, calcium, magnésium, manganèse, fer cuivre et antioxydants, accompagnant du poisson (vitamines du groupe B, vitamine A et D, oméga-3, …) ou de la viande. A noter que la cuisine malienne est très salée et très épicée.
Comme dessert, les jeûneurs consomment en soirée des fruits comme la mangue, la papaye, la pastèque…Des fruits à la fois riches en eau et sources de vitamines, minéraux et antioxydants.
Hassina A.

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