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Syndrome de tako-tsubo : Plus de cas dans le monde à cause de la Covid-19

 

Selon une étude américaine publiée dans les colonnes de Jama Network Open, en juillet 2020, « le nombre de nouveaux cas de tako-tsubo a été multiplié par 4,58 dans plusieurs pays » touchant sans distinction des personnes touchées -ou pas- par la Covid-19.

Mais qu’est-ce que le syndrome de tako-tsubo ou takotsubo ? Il s’agit d’une cardiomyopathie causée par un stress émotionnel d’où son autre nom « syndrome des cœurs brisés ».

Cette pathologie décrite pour la première fois en 1977 par des internistes et cardiologues japonais, touche principalement les femmes soumises à un stress intense dû à un décès, un divorce, des difficultés professionnelles, des problèmes conjugaux, une précarité sociale…etc

Bien que ce ne soit pas un infarctus du myocarde, le syndrome de tako-tsubo reste néanmoins une urgence médicale car il peut être aussi grave voire dangereux qu’un infarctus ou AVC et donc chaque minute compte.

La revue New England of Medecine a publié en 2015 les principaux facteurs déclenchants d’un tako-tsubo comme « la perte d’un être cher, une rupture amoureuse, l’annonce d’une maladie, un accident, une agression, une infection, une fatigue physique ou morale intense… ».

Concernant les symptômes, on retrouve un essoufflement, une douleur thoracique pouvant irradier dans le bras ou la mâchoire, des palpitations, une perte de connaissance ou malaise vagal.

Le tako-tsubo est provoqué par une décharge intense et brutale de catécholamines (hormones du stress), libérées lors d’un stress intense. Le rythme cardiaque s’accélère, la pression artérielle augmente et les artères coronaires se contractent.

A cause de cette forte décharge d’hormones, une partie du cœur se ballonne et peut ne plus se contracter. S’il n’y a pas de prise en charge urgente, cela peut causer « des troubles aigus du rythme cardiaque, une mort subite ou des embolies artérielles ».

Tel que nous le précisions plus haut, ce syndrome touche dans 9 cas sur 10, les femmes plus que les hommes, celles-ci sont généralement stressées, ménopausées mais les jeunes femmes ne sont pas épargnées.

Il est donc impératif d’adopter une bonne hygiène de vie, de prendre du repos si nécessaire et faire des exercices de relaxation pour éviter ce genre de malaise.

Synthèse Hassina A.