Syndrome de la vessie hyperactive : Eviter la caféine, l’alcool et les aliments épicés

Des envies soudaines de devoir uriner alors que la vessie n’a pas encore atteint sa capacité maximale (entre 400 et 600 ml), c’est ce qui définit  la vessie hyperactive. Celle-ci est provoquée par une hyperactivité de la paroi de cet organe, c’est-à-dire que cette paroi se contracte de façon involontaire et excessive.

La personne affectée par ce problème éprouve des envies répétitives et rapprochées de vider sa vessie, durant la journée et même pendant la nuit (on peut en effet avoir besoin de se lever plusieurs fois au cours de la nuit).

Il peut toucher des personnes de n’importe quel âge, mais les personnes âgées en sont les plus atteintes sans que cela soit lié au processus normal de vieillissement. Le syndrome de la vessie hyperactive peut également avoir pour origine certains troubles médicaux tels que la démence, le diabète, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, un traumatisme de la moelle épinière et un accident vasculaire cérébral.

Il peut aussi être dû à des troubles du système nerveux, a une infection urinaire, à la présence de calculs rénaux, à une constipation ou à une consommation trop importante de boisson contenant de la caféine ou d’alcool.

Cette situation n’est pas sans effets, elle peut engendrer une gêne dans la vie quotidienne de l’individu et affecter sa vie sociale. Concernant le traitement de la vessie hyperactive, il existe un certain nombre de moyens thérapeutiques qui permettent de limiter ce syndrome.

Parmi ces moyens figurent notamment des thérapies médicamenteuses avec des antimuscariniques (antispasmodiques) qui limitent les envies d’uriner en prévenant les spasmes du muscle vésical qui déclenche les contractions involontaires de la vessie, augmentant ainsi la capacité de la vessie et l’injection de toxine botulique au niveau du muscle de la vessie, permettant à la vessie de garder plus d’urine.

Les spécialistes évoquent dans un volet non médicamenteux des exercices de rééducation pour raffermir le plancher pelvien ce qui permet de resserrer l’orifice de la vessie. La chirurgie est utilisée en dernier recours lorsque les personnes touchées ne sont pas soulagées de leurs symptômes de vessie hyperactive par les médicaments ou la rééducation.

L’intervention peut cibler la réduction de la stimulation nerveuse qui cause les contractions involontaires de la vessie, augmenter la taille de la vessie ou créer une autre voie de drainage de l’urine. Selon les urologues, il est possible de prévenir le syndrome de la vessie hyperactive en évitant certains aliments comme les agrumes, les aliments épicés, le chocolat ainsi que certaines boissons telles que celles contenant de la caféine, les jus de fruits, les boissons gazeuses et l’alcool.

Nadia Rechoud

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