Selon l’ONU : Le vélo a un impact positif sur le climat

Le vélo est non seulement un moyen de transport simple, abordable et écologique mais il est également un outil de développement, ont indiqué les Nations Unies dans un message commémorant la Journée mondiale du vélo.

« Le vélo favorise aussi la consommation et la production durables et a un impact positif sur le climat. De plus, il améliore l’accès à l’éducation, aux soins de santé et au sport. Et la synergie entre le vélo et le cycliste suscite une prise de conscience plus intime et immédiate de l’environnement local », selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

Même si les avantages d’investir dans les piétons et les cyclistes peuvent « sauver des vies, contribuer à la protection de l’environnement et contribuer à la réduction de la pauvreté », les besoins des personnes qui marchent à pied et font du vélo restent négligés, souligne le PNUE dans son dernier rapport intitulé « Partageons la route ».

Le PNUE appelle à donner la priorité aux besoins des piétons et des cyclistes, un élément essentiel pour trouver des solutions aux problèmes de mobilité, pour aider les villes à rompre le lien entre croissance démographique et augmentation des émissions et pour améliorer la qualité de l’air et la sécurité routière.

Selon l’OMS, des infrastructures sûres pour la marche à pied et le vélo constituent également un moyen d’accroître l’équité en matière de santé pour les citadins les plus démunis, en fournissant des moyens de transport « tout en réduisant les risques de cardiopathie, d’accident vasculaire cérébral, de certains cancers, de diabète et même de mort ».

A l’occasion d’un événement au siège des Nations Unies à New York pour marquer cette Journée, la présidente de l’Assemblée générale, Maria Fernanda Espinosa, a observé que nous sommes « arrivés à un moment crucial », car il ne reste que 11 ans pour « éviter les pires impacts du changement climatique ».

L’année 2030 étant la date butoir pour les objectifs de développement durable (ODD), elle a encouragé le soutien aux nouvelles technologies.

« De la réduction des émissions liées aux transports et du nombre de morts sur les routes à la lutte contre l’obésité et les maladies non transmissibles, en passant par l’amélioration de la connectivité rurale et l’autonomisation des femmes et des filles, le vélo peut apporter une contribution essentielle », a-t-elle déclaré.

Les transports constituent la troisième source de CO2 dans le monde. Si 10 % seulement des déplacements en ville étaient effectués à vélo, les émissions des transports urbains diminueraient de 7%, a expliqué Maria Fernanda Espinosa.

« Cela contribuerait également à réduire la pollution de l’air – thème de la Journée mondiale de l’environnement de cette année – et à sauver la vie de quelque 7 millions de personnes par an », a-t-elle conclu.

Malik Sadou

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