Retard dans le diagnostic du cancer pancréatique et peu de chances de survie

Samia est soignée pour un ulcère gastrique depuis quelques années. Un régime alimentaire lui a été recommandé, un régime auquel elle se conforme avec plus ou moins de sérieux. Il lui arrive de se soustraire au conseil de son médecin traitant mais sans exagérer, et, selon sa fille, elle ne mange même pas chez des amis ou des proches lorsqu’elle est invitée. Elle souffre tout de même de crises de manière répétée. Les consultations médicales se suivent et des traitements lui sont prescrits. Rien n’y fait, les douleurs se font plus persistantes et plus accrues. On ne comprend pas au sein de son entourage. Lors d’une consultation, une radiographie est demandée, d’autres explorations suivent. Le diagnostic laisse tout le monde abasourdi. Un cancer du pancréas, c’est le moins que l’on puisse attendre. Le médecin traitant se bornait à une estimation qui faisait que Samia était traitée pour un ulcère alors qu’elle développait un cancer pancréatique qui donne à ce stade peu de chances de survie en raison du retard observé dans sa découverte. « Nous avons posé la question pour savoir si  vraiment notre maman souffrait d’un ulcère et pourquoi cette autre pathologie n’a pas été décelée à temps, la réponse a été que l’ulcère était bien là, sans aucune autre précision ».

Nadia Rechoud    

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