Respects à ces femmes vaillantes qui luttent par l’hygiène en ces temps de pandémie

Elles sont souvent les oubliées de la santé, alors qu’elles y veillent en s’investissant dans l’hygiène au sein des hôpitaux. Les femmes d’entretien (le personnel d’entretien de façon générale) n’ont jamais été autant remarquées, la salubrité des lieux en ces temps de pandémie reposant sur la force de leurs bras.
Chaque jour, à chaque instant, elles ne doivent rien laisser au hasard et doivent procéder à l’assainissement des espaces où évolue le personnel soignant.  Certaines d’entre elles sont soumises aux mêmes contraintes de confinement, éloignées des leurs. D’autres, dans l’obligation d’entretenir aussi leur foyer, y retournent la peur au ventre.
La crainte de contaminer leurs enfants est forte mais elles n’ont pas d’autre choix que d’effectuer les allers et retours entre leur domicile et leur lieu de travail où elles savent qu’elles sont indispensables.

On le voit, la conjoncture créée par le Covid-19 interpelle chacun, quels que soit son niveau de responsabilité et son activité, puisque de la conjugaison de tous les efforts dépend le succès de cette lutte de tous les jours.
Une lutte que ces femmes mènent en prenant sur elles, en restant à l’hôpital ou en rentrant avec l’espoir que le virus ne les accompagnent pas. « Quand je suis de retour à la maison, mes enfants ont peur de m’approcher» raconte l’une d’entre elles, Mme Fouzia qui affirme que c’est le cas de ses collègues.
Elle déplore le fait que les citoyens se pressent pour acheter des vêtements pour l’Aïd ou des confiseries, prenant le risque de propager le virus et d’anéantir tous les efforts consentis par le personnel soignant. Mais elles sont là, sur le terrain, refoulant leur peur et nourrissant l’espoir de voir ce cauchemar prendre fin.
Nadia Rechoud
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