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Respecter les gestes barrières, c’est l’essentiel

Face à la crainte d’un « second pic », ou une deuxième vague, les appels au respect des mesures d’hygiène sanitaires se multiplient. « Il faut absolument » que les gens « appliquent les gestes barrière, c’est-à-dire qu’ils passent d’un confinement chez soi à un confinement sur soi, penser que soi-même on doit se protéger, on doit protéger les autres », prévient la virologue et ex-sous-directrice générale de l’OMS Marie-Paule Kieny, membre d’un comité d’expertise qui conseille le gouvernement français.

Pour cause, il n’y a toujours ni vaccin, ni traitements efficaces (même si la chloroquine est utilisée pour les formes graves) capable d’éradiquer ce virus mortel et très contagieux et « le risque d’une seconde vague est un risque sérieux, qui nous impose de procéder avec prudence », a-t-il prévenu.

Ailleurs dans le monde, au Canada par exemple, le Premier ministre Justin Trudeau a appelé à la prudence dans le déconfinement pour éviter un éventuel retour en arrière. Il s’est dit inquiet de la situation à Montréal, important foyer de la maladie au Canada.

Aux Etats-Unis, pays le plus touché au monde (près de 79.000 morts et 1,3 million de cas), le bilan quotidien s’est établi samedi autour de la barre de 1.600 décès pour la deuxième journée de suite, ce qui représente un certain fléchissement après plusieurs jours à plus de 2.000 morts.

La gestion de la crise par le président Donald Trump a été éreintée par son prédécesseur Barack Obama. Il a déploré un « désastre chaotique absolu » lors d’une conversation téléphonique avec d’anciens collaborateurs de son gouvernement, a-t-on indiqué.

En Amérique du Sud, le Brésil a franchi le seuil des 10.000 morts, avec 155.939 cas de contamination confirmés, selon le ministère de la Santé.

Au rythme élevé auquel progresse le Covid-19 dans ce pays de 210 millions d’habitants, le Brésil pourrait devenir en juin le nouvel épicentre de la pandémie, selon des analystes. D’où le confinement prolongé jusqu’à fin mai décidé par l’Etat de Sao Paulo, qu’imitera lundi celui de Rio de Janeiro.

La hausse des infections est en partie due à la réouverture (des commerces) et aux gens qui vont faire du shopping.

 

Fadila Kherraz

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