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Radiothérapie : L’Algérie a 40 accélérateurs linéaires mal répartis, selon Pr Bounedjar

Le professeur Adda Bounedjar, président de la société Algérienne de formation et de recherches en Oncologie,  vice président de la ligue des médecins arabes de lutte contre le cancer et chef de service d’oncologie au CHU de Blida, fait le point sur la situation des cancers en Algérie lors de son passage sur les ondes de Radio Sétif.

Pour le professeur Bounedjar, la situation n’est ni rose ni sombre en Algérie. Toutefois, un manque de services dédiés au cancer du sang est relevé. Un tel manque touche aussi les services dédiés aux enfants cancéreux et la multiplication de ces services est nécessaire surtout que l’Algérie enregistre entre 1000 et 1500 enfants cancéreux chaque année.

D’après l’invité de Radio Sétif, l’Algérie comptabilise chaque année 50 000 nouveau cas de cancer. Le cancer du sein occupe la première place avec 12000 cas dépistés chaque année, soit 25% du total enregistré.

Le cancer du colon, entre 4500 et 5000 cas par an, prend des proportions alarmantes. Le retour à la nutrition équilibrée et la diminution des plats graisseux est très recommandé.

Pr Bounedjar souligne que l’Algérie a 40 accélérateurs linéaires dont 12 chez le privé. Leur répartition à l’échelle nationale n’est pas bien étudiée. En principe, on mobilise un accélérateur linéaire pour 1 million d’habitants. Or, on trouve que dans certaines régions comme Ouargla, Bechar, Oued Souf, trois accélérateurs sont mis à disposition et on ne fait fonctionner qu’un seul. Au même temps, À Alger, Blida et Tizi-ouzou, au centre du pays, les services manquent d’accélérateurs.

Autre point soulevé par Pr Bounedjar, c’est le manque de statistiques précises sur le nombre de décès par effets du cancer en Algérie.

Meriem Azoune

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