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Prise en charge thérapeutique du diabétique : L’Algérie à la traîne concernant les nouvelles molécules

Le week-end dernier a été l’occasion pour les nombreux participants aux 2èmes Journées internationales de médecine interne, ouvertes à Oran à l’initiative du CHU d’Oran et de l’Association des amis de la médecine interne (AAMICO) de débattre de nombreuses thématiques liées à la prise en charge du diabète comme l’écho-doppler des artères des membres inférieurs des sujets diabétiques et l’interprétation de la MAPA (mesure ambulatoire de la pression artérielle sur 24 heures).

En marge de cette rencontre à laquelle ont pris part d’éminents spécialistes algériens et étrangers, le Pr Mohammed Amine Chami, du CHU d’Oran est revenu sur la prise en charge du diabétique en Algérie qui reste à la traîne comparée à celle proposée dans d’autres pays.

Selon lui, «la prise en charge des diabétiques en Algérie connaît un certain retard par rapport aux nouvelles molécules qui figurent dans les nouvelles recommandations internationales».

Il citera ainsi comme exemple deux nouvelles molécules, en l’occurrence les analogues du GLP-1 et les inhibiteurs SGLT-2 qui ont fait leurs preuves sur le cœur et les reins des sujets diabétiques qui présentent des manifestations cardiovasculaires mais qui, malheureusement, ne sont pas disponibles en Algérie. « Ces deux molécules permettent de réduire la mortalité chez les diabétiques qui décèdent à cause de problèmes cardiaques ou rénaux » fera-t-il savoir, ajoutant que « les deux médicaments sont en première ligne des recommandations ».

Si les GLP-1 sont disponibles en Algérie à un coût mensuel dépassant les 12000 DA non remboursables, les SGLT-2 n’ont pas encore fait leur entrée sur le marché national. C’est pourquoi, le Pr Chami émettra le souhait de voir la sécurité sociale prendre en charge ces médicaments pour améliorer la prise en charge thérapeutiques des diabétiques.

Kamir B.

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