Prise en charge de l’épilepsie : Les spécialistes en débattent le 1er février à Oran

Bien qu’elle soit reconnue depuis l’Antiquité, l’épilepsie revêt encore beaucoup de mystères. Dans l’imaginaire collectif elle se limite souvent à des crises épisodiques. Elle constitue en réalité une maladie du cerveau englobant différents symptômes, dont les plus spectaculaires sont les fameuses crises. Les troubles cognitifs ou psychiatriques font désormais partie intégrante de la maladie épileptique.

La crise ne constitue que la partie émergée de l’iceberg, avec parallèlement des conséquences neurobiologiques, cognitives, psychologiques et sociales. On ne parle plus de l’épilepsie mais des épilepsies, un ensemble de maladies dont les manifestations et l’origine sont très variées. Elles ont cependant toutes un point commun : une excitation synchronisée et anormale d’un groupe de neurones plus ou moins étendu du cortex cérébral, qui peut secondairement se propager à (ou faire dysfonctionner) d’autres zones du cerveau.

Ainsi, la prise en charge de la maladie épileptique sera au centre d’une rencontre régionale prévue le 1er février prochain à Oran, ont indiqué à la presse des responsables de la Ligue algérienne pour la prise en charge de l’épilepsie (LAPE). « Il s’agit des premières journées d’enseignement en épileptologie de la région Ouest visant à actualiser les connaissances des praticiens à l’effet d’améliorer la prise en charge des patients », a précisé le vice-président de la LAPE, Dr. Noureddine Bengamra. « Ce regroupement, a-t-il expliqué, se propose de contribuer à la formation médicale continue des médecins généralistes, neurologues, psychiatres et pédiatres ». Pour rappel, la LAPE a déjà organisé une rencontre aux objectifs similaires, le 15 novembre dernier à Alger, au profit des spécialistes de la région Centre. Une rencontre similaire devrait avoir lieu dans la région Est du pays. La LAPE est une société savante de dimension nationale agréée en mars 2018 et regroupant les professionnels de santé acteurs de la prise en charge des patients épileptiques, à l’instar des neurologues, neurochirurgiens, pédiatres, psychiatres et neurophysiologistes.

Tinhinane B.

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