Prendre des mesures pour une prise de sang sans risques et des analyses correctes

Certaines explorations médicales exigent un prélèvement sanguin pour des analyses afin d’établir un diagnostic. Pour savoir de quoi souffre un patient, le praticien doit chercher d’abord à établir un constat clair afin de pouvoir le prendre en charge de manière adéquate ou l’orienter vers un spécialiste, tout en misant sur le temps afin d’éviter que des complications ne viennent aggraver son mal.

Aucune temporisation n’est permise dès le moment où le patient sollicite une auscultation, le retard n’étant pas dans son intérêt puisqu’il y va de sa santé et de sa vie. Le bénéficie du diagnostic précoce revient à juste titre dans les déclarations de l’ensemble des médecins pratiquement, il n’est donc pas indiqué de passer outre dans tout préalable à l’acte médical.

Une autre question de grande importance mais qui  semble être ignorée ou minimisée par la corporation médicale elle-même, celle ayant trait à la manière de prélever le sang et à l’évaluation de l’échantillon pour une interprétation juste. En fait, il s’agit de ce qui se rapporte à la phlébotomie au sein des laboratoires d’analyses dont le nombre ne cesse d’augmenter.

« Chaque étape du processus se répercute sur la qualité de l’échantillon et a donc son importance pour prévenir une erreur de laboratoire, un traumatisme chez le patient, voire son décès » lit-on dans le document de l’Organisation Mondiale de la Santé consignant ses lignes directrices applicables aux prélèvements sanguins et les meilleures pratiques en phlébotomie.

Des pratiques que doivent connaître tous les intervenants afin de protéger le patient. Nombreux sont les gestes qui peuvent influer de manière négative sur les résultats, voire nuire au malade. « Par exemple, effleurer du doigt le bras du patient pour vérifier l’emplacement d’une veine avant de piquer augmente les probabilités de contamination de l’échantillon.

Cela risque de fausser les résultats de l’hémoculture, prolonger l’hospitalisation, retarder le diagnostic et entraîner une prise inutile d’antibiotiques ». Bousculer et heurter les tubes à essai pendant le transport peut désagréger les globules rouges (hématies), ce qui peut fausser les résultats au niveau du laboratoire.

Il arrive aussi que les patients subissent certains dommages, comme des ecchymoses à l’emplacement de la ponction ou la lésion d’un nerf. Il est donc important que toutes les mesures soient prises au moment du prélèvement et au moment du transport et de la manipulation des tubes afin que la phlébotomie et la manipulation du sang s’effectuent de manière correcte.

Rachida Merkouche

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