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Pr Noria Benmoufok : «Les parents doivent faire vite pour éviter l’évolution de la tumeur »

 

« Les parents doivent s’inquiéter lorsque leur enfant va mal, lorsque par exemple il a des douleurs au ventre, ou qu’il est fatigué ou qu’il est pâle. Ils doivent consulter un spécialiste qui, la plus part du temps, établit un diagnostic et fait une orientation pour une prise en charge ».

Un cancer chez l’enfant ne doit pas passer inaperçu, il doit être détecté rapidement grâce au sens de l’observation des parents quant à la santé de leur progéniture.

C’est ce qu’a expliqué le professeur Noria Benmoufok, chef d’unité d’oncologie pédiatrique au CHU Nefissa Hamoud ex Parnet, qui s’est exprimé jeudi dans une intervention au micro d’Esseha à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer.

L’intervenante a souligné à cette occasion que la plupart des hospitalisations en service de pédiatrie sont des cas de cancer du sang.

« Pratiquement 70% » a-t-elle précisé, ajoutant que c’est ce type de cancer qui fait le plus peur en termes de soins.

« Les cancers du sang exigent une prise en charge de longue durée et un traitement par chimiothérapie (aussi long) avec des effets secondaires. Or, au moment où nous commençons la prise en charge de l’enfant, son système immunitaire est faible et il est en butte à un manque de plaquettes dans le sang. Il a donc besoin de sang et de plaquettes et il doit être placé dans un environnement stérile. C’est notre mission, nous devons accompagner ce malade ».

Pr Noria Benmoufok a évoqué d’autres types de tumeurs rencontrées chez l’enfant, comme le néphroblastome (tumeurs malignes du rein), les neuroblastomes (un cancer qui prend naissance dans les cellules nerveuses immatures du système nerveux sympathique), les tumeurs osseuses et les tumeurs cérébrales ».

Elle a insisté sur la nécessité pour les parents d’accomplir les différents examens médicaux, affirmant que « lorsqu’on détecte une maladie, il ne faut pas traîner » en raison d’un manque de moyens financiers.

« Il existe des associations ainsi que des bienfaiteurs qui prennent en charge des malades financièrement. Il appartient à ces derniers de se rapprocher des services d’oncologie et il nous revient de les aider (…) en recourant à un diagnostic rapide car si on laisse une tumeur évoluer, elle va arriver au stade de métastases.

A ce stade, la prise en charge va être lourde et le résultat ne pourra pas répondre à nos souhaits et à ceux des parents. D’où la nécessité pour ces de faire vite lorsque quelque chose les inquiète chez leur enfant », a recommandé Pr Benmoufok qui, pour encourager les parents à se hâter, a souligné la gratuité de la médecine et la compétence des spécialistes.

Rachida Merkouche