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Pr Nassim Sidi Driss, chef de service de chirurgie générale à l’hôpital de Birtraria : «L’infection Covid-19 dans notre pays n’est pas aussi dramatique qu’en Europe et aux Etats-Unis »

De nouveaux cas de Covid-19 sont enregistrés chaque jour, que ce soit dans notre pays ou à travers le monde. Mais il faut dire qu’à la surprise et à l’impuissance des premiers temps ont succédé une certaine opiniâtreté et un engagement quant à la prise en charge des patients qui affluaient vers les services dédiés à cette maladie. Pr Nassim Sidi Driss, chef de service de chirurgie générale à l’hôpital de Birtraria, revient sur l’évolution de l’infection Covid-19 dans une intervention accordée à notre journal en ligne Esseha, notamment au niveau de cet hôpital.

«Au début de cette pandémie, nous avons essayé de créer un système de prise en charge pour les patients atteints de cette infection. C’est vrai qu’au début, il y avait une panique générale vu ce qui se passait en Europe. Nous avons vu qu’il y avait beaucoup de malades dans un état grave, beaucoup de décès, et cela a créé une panique au niveau de nos hôpitaux », a t-il souligné.

Le chirurgien rappelle ces moments d’appréhension et le courage du personnel soignant déterminé à faire face à cette infection, ainsi que la création de cellules de prise en charge. « Au niveau de notre hôpital, il y avait deux services qui ont été consacrés à la prise en charge de ces malades. Il y avait une unité au niveau du service de chirurgie générale et deux unités du service de médecine interne. En plus, il y avait une consultation qui prenait en charge les malades qui arrivaient dans le cadre de l’urgence, au cours desquelles nous faisions systématiquement des examens à la recherche de lésions spécifiques et dès que nous avions le diagnostic, nous devions soit confiner les malades chez eux avec une prise en charge médicale, soit les hospitaliser ».

Pr Sidi Driss relève que l’évolution de cette maladie pendant une période de deux mois a permis de constater que « cette maladie n’est pas aussi dramatique qu’en Europe et aux Etats-Unis (et que) vu le nombre de décès et de malades atteints, disons que cette maladie n’est relativement pas très grave et est stable dans notre pays ».

Il rappelle aussi qu’au niveau de l’hôpital de Birtraria, plus de 100 malades ont été traités et il souligne l’abnégation du personnel médical et paramédical « pour tous les efforts fournis »

Rachida Merkouche