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Pr Moussa Achir, chef de service pédiatrie à l’EPH de Birtraria

« L’inexistence d’un vaccin et d’un traitement contre la bronchiolite favorise sa prévalence ». Elle affecte les petites bronches et elle est très fréquente chez les nourrissons de moins de deux ans. La bronchiolite, c’est d’elle qu’il s’agit, un sujet dont le professeur Moussa Achir, chef de service pédiatrie à l’EPH Birtraria entretient nos lecteurs.

« Cette maladie est courante chez les bébés durant l’hiver, la cause en est le virus respiratoire syncitial » indique Pr Moussa Achir dans une interview à notre journal en ligne Esseha avant de poursuivre : « Ce virus peut toucher un grand nombre de nourrissons, cela dépasse parfois 500.000 cas par an. Il s’introduit dans le système respiratoire et provoque une inflammation. Les symptômes sont la toux, la fièvre et l’écoulement nasal qui sont suivis par des difficultés respiratoires et un sifflement dans les poumons ».
Cette infection respiratoire est dans certains cas anodine et se traite à la maison, affirme l’intervenant qui souligne que parfois, l’affection est sévère et nécessite une hospitalisation et une prise en charge sérieuse sans laquelle le nourrisson peut étouffer et perdre la vie. « Il n’existe pas de traitement spécifique contre le virus respiratoire syncitial qui est pernicieux et dont c’est la période de propagation (entre novembre et février), il n’existe pas non plus de vaccin. C’est ce qui favorise la contagion et la prévalence de la bronchiolite pendant l’hiver ».
Le conseil que donne Pr Achir, c’est que, dans le cas où le nourrisson a des difficultés à respirer, qu’il a une respiration sifflante et de la fièvre, une consultation est indispensable chez le médecin.

« Celui-ci peut évaluer la gravité ou non de son état, s’il nécessite une hospitalisation ou un traitement à domicile » mentionne-t-il.

Nadia Rechoud

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