Pr Moussa Achir, chef de service pédiatrie à l’EPH de Birtraria :  « C’est l’adulte qui transmet le virus à l’enfant et non le contraire »

 

Depuis le début de l’épidémie dans notre pays à ce jour, 16 cas de Covid-19 ont été enregistrés chez les enfants au niveau de l’EPH Birtraria, à El Biar.

« Parmi ces 16 cas, nous avons malheureusement enregistré deux décès » a déploré Pr Moussa Achir, chef de service pédiatrie au niveau de cet établissement, dans une interview accordée à notre journal en ligne Esseha, précisant que ces deux enfants avaient été placés en réanimation dans d’autres hôpitaux mais n’ont pas pu survivre au Covid-19.

« A l’heure où je vous parle, il peut y avoir d’autres cas parce que le nouveau Coronavirus chez l’enfant ne se manifeste pas par des symptômes spécifiques. Un enfant peut avoir une diarrhée, ou de la fièvre ou des problèmes pulmonaires comme il pouvait en avoir avant cette pandémie, et quand cet enfant vient consulter, on ne peut pas affirmer qu’il est atteint du Covid, il faut que cela soit prouvé par un test PCR positif ou par la sérologie positive. Mais les résultats de la sérologie peuvent prendre quelques jours et à ce moment-là, lorsque c’est positif, cela ne peut pas servir à grand-chose ».

L’intervenant a souligné que les statistiques mondiales font état d’une atteinte minime chez les enfants par cette maladie, mais celle-ci est tout de même présente chez cette frange et cela nous incite à attirer l’attention des parents et toute personne qui s’occupe des enfants afin qu’ils prennent toutes les précautions pour que ces derniers ne soient pas contaminés par ce virus.En somme, les protéger et en même temps les sensibiliser aux gestes de prévention.

« Il faut mettre en œuvre les mesures barrières, c’est-à-dire le port du masque, le lavage des mains, et éviter bien sûr les regroupements. Il faut absolument une distanciation sociale » a indiqué Pr Moussa Achir. 

Il a par la même occasion démenti l’idée que l’on s’est fait depuis le début de la pandémie, soit que les enfants sont asymptomatiques et ne sont que porteurs du virus qu’ils transmettent aux adultes, notamment les personnes âgées, affirmant qu’il s’agit d’une maldonne.

« Ce n’est pas l’enfant qui transmet le virus aux adultes, c’est plutôt le contraire. C’est l’adulte qui contamine l’enfant. Celui-ci est vulnérable, il doit bénéficier d’une protection sans faille », a souligné le chef de service pédiatrie, tout en axant sur la sacralité de l’enfant, sur ses droits et sur le fait qu’il doit constituer une priorité.

Rachida Merkouche

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