Pr Moussa Achir au journal Esseha : « Le traitement et la prévention ont eu raison du fléau d’angine aigue »

« Pathologie infectieuse qui touche les enfants et les adolescents (entre 4 ans et 18 ans), l’angine aigue est une inflammation des amygdales et du pharynx qui commence par de la fièvre et des douleurs au niveau de la gorge, particulièrement au moment de la déglutition ».

Un préambule du Professeur Moussa Achir, chef de service pédiatrie à l’hôpital Birtraria, qui, dans une interview accordée à notre journal en ligne Esseha, a retracé l’historique de cette maladie, son origine ainsi que ses conséquences lorsqu’elle n’est pas bien traitée.
Arrivée dans notre pays au début de la colonisation – il y avait un cas chez les Algériens sur 30 cas chez les colons européens selon les statistiques de l’époque – cette maladie s’est répandue par la suite parmi les Algériens en raison de la situation de grande misère et de grand dénuement qu’ils vivaient et a pris une grande ampleur dans les années 50 et quelques années après l’indépendance.

Pr Achir a souligné que le danger de cette pathologie qui est due dans 30% des cas à une bactérie appelée le streptocoque beta hémolytique, ce sont les conséquences de l’angine aigue sur le cœur.
« Après l’indépendance et jusqu’aux années 80, les maladies cardiaques chez les enfants étaient la première raison des transferts à l’étranger et des interventions à cœur ouvert » et cela avait un coût énorme sur le budget de la santé a-t-il précisé, ajoutant que des efforts avaient été déployés par des médecins pour enrayer cette maladie.

« Beaucoup de travail a été fait, surtout entre 1986 et 1996. La solution trouvée est de mettre sous antibiotique l’enfant de plus de 4 ans dont les amygdales sont purulentes, pour une durée de 10 jours (…). C’est pour cette raison que cette pathologie a beaucoup diminué jusqu’à être complètement éradiquée » a affirmé l’intervenant, soulignant le fait que le fléau a disparu et qu’il existe très peu de cas d’angine aigue.

« C’est grâce au traitement et à la prévention », a-t-il précisé.

Rachida Merkouche

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