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Pr Djaffar Hantala, chef de service de chirurgie pédiatrique au CHU de Beni-Messous : « Le report de la circoncision des enfants est indispensable pour éviter la propagation du nouveau Coronavirus »

 « Elle est obligatoire dans notre religion et on ne peut pas l’abandonner, mais il serait plus sage de la reporter en raison de la crise sanitaire que représente la pandémie de Corovid-19 ». C’est en substance ce qu’a déclaré Professeur Djaffar Hantala, chef de service de chirurgie pédiatrique au CHU de Beni-Messous dans un entretien accordé à notre journal en ligne Esseha.com, à propos de la circoncision en ces derniers jours de Ramadhan. Une tradition ancrée dans les mœurs des familles algériennes qui saisissent l’occasion du 27ème jour de ce mois sacré pour circoncire leurs petits et célébrer l’évènement durant la soirée avec proches et amis.

Mais faut-il répéter que cette année on doit différer les fêtes familiales et éviter les rassemblements afin de préserver sa santé et la santé d’autrui. Pr Hantala rappelle que cette période n’est pas la seule occasion de procéder à la circoncision d’un enfant, qu’on peut le faire tout au long de l’année et que le petit ait deux ou trois ou quatre ans n’est pas important. « Nous devons d’abord nous en sortir par rapport à ce virus. Cette opération se fait de manière ordinaire mais avec des mesures adéquates qu’on doit absolument prendre, et la nécessité de la reporter est justifiée par le rassemblement des familles qui risque de favoriser la contamination par le nouveau Coronavirus.

On peut attendre un peu et célébrer cette occasion dans la joie ». Le fait de surseoir à la circoncision, comme le préconise Pr Hantala, à l’instar de plusieurs médecins, relève donc de la raison et du respect des mesures de précautions que l’on doit prendre pour éviter la propagation du Covid-19. Le spécialiste indique que d’autres précautions sont indispensables avant de procéder à cet acte chirurgical. « On doit procéder à un examen de santé, notamment à un bilan sanguin pour voir si l’enfant n’est pas malade et s’il ne souffre pas d’une maladie du sang (hémophilie ndlr) en plus du fait que cet acte chirurgical doit se faire en milieu hospitalier, par un chirurgien ». Il insiste sur le fait que la circoncision n’est pas un geste banal, que tout doit être entrepris pour que cela se passe dans de bonnes conditions et que des contrôles doivent être effectués chez l’enfant après cette intervention.

Rachida Merkouche

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