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Pr Arbouche : Les diabétiques doivent avoir une consultation médicale 6 à 8 semaines avant le Ramadhan

Nombreuses sont les personnes atteintes de maladies chroniques qui tiennent à observer le jeûne pendant le mois de Ramadhan tout en sachant qu’ils le font au dépens de leur santé.

La journée de sensibilisation organisée aujourd’hui par le ministère de la santé a justement pour sujet le diabète et le Ramadhan, ainsi que les risques auxquels s’exposent les diabétiques lors du jeûne. « (…) Aussi bien le diabétique de type 1 que le diabétique de type 2 peut présenter des risques en fonction de la gravité de sa maladie » a souligné au micro d’Esseha Pr Zakia Arbouche, chef de service diabétologie au CHU de Beni-Messous.
Elle a ajouté dans ce sens que les malades ayant « un diabète ancien, le sujet âgé, des traitements qui sont multi compliqués, les complications dégénératives du diabète si elles sont présentes tels que le HTA (hypertension artérielle), la cardiopathie, l’insuffisance rénale, toutes ces données font que nous devons expliquer aux patients, pour certains en tous les cas, qu’ils ne peuvent pas jeûner, et que cette consultation pré-Ramadhan doit se faire avec le médecin traitant, 6 à 8 semaines avant la période du Ramadhan ».
Pr Arbouche a mis en exergue l’obstination de nombreuses personnes diabétiques à jeûner tout en mettant de côté le fait qu’ils mettent leur vie en danger. « Nous sommes donc tenus de les accompagner, d’où l’importance de la consultation pré-Ramadhan pour stratifier le risque du malade, pour voir comment moduler son traitement, pour lui expliquer quand il doit rompre le jeûne et lui expliquer le nombre d’auto-surveillance glycémique qu’il doit faire parce que pendant le Ramadhan, il doit se surveiller plus que durant les périodes de non-jeûne. Tous ces éléments, le patient doit en discuter avec son médecin et être donc accompagné par son médecin. Il faut une préparation pré Ramadhan, un suivi durant tout le Ramadhan et bien sûr un contrôle post Ramadhan ».
L’intervenante a indiqué que c’est sur cette base, et en concertation avec son médecin traitant que le patient doit savoir s’il est apte à jeûner, « sereinement et sans grands problèmes », ou si l’observance du jeûne peut mettre sa vie en péril.
Nadia Rechoud

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