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Pr Amar Tebaibia : « Les complications dues à la chloroquine sont extrêmement rares et chez des malades prédisposés »

Dans un entretien accordé à notre journal Esseha.com, le Pr Amar Tebaibia, chef de service de medecine interne a la clinique AREZKI kEHAL (Villa du traité) à lhopital de birtraria est revenu sur la situation des malades Covid admis au niveau de la clinique, attestant que sur les 140 patients reçus au sein de cet établissement hospitalier, tous ont été traités à la choloroquine et «aucune complication n’a été enregistrée ».
Réagissant à la vive polémique qui a entouré, ces dernières semaines, ce médicament et qui a conduit l’OMS à suspendre puis à reprendre les essais cliniques sur la chloroquine, le Pr Amar Tebaibia également président de la société algérienne de médecine interne a attesté que les 140 malades atteints de coronavirus nouveau admis au sein de l’unité Covid-19 de la clinique « ont été traités efficacement. Il n’y a pas eu de complications, ni sur le plan thérapeutique ni sur le plan gestion des effets secondaires. Mais je signale que nous avons eu un décès, enregistré au tout début de la pandémie. Malheureusement, ce patient qui était âgé de 84 ans est arrivé dans un tableau d’insuffisance respiratoire aigüe et il est décédé avant que nous ne fassions le diagnostic et donc il n’a pas reçu le traitement à la chloroquine ». Le Pr Tebaibia a également fait savoir que « la chloroquine associée à l’azithromycine a été utilisée chez tous les patients. Ce protocole a pour objectif de réduire au maximum la charge virale chez le patient. Une étude du Dr Raoult ainsi que d’autres études ont démontré qu’avec ce protocole, au bout de 7 à 10 jours, la charge virale chute et devient presque indétectable. A partir de ce constat, avec mes collègues et collaborateurs -et après avis du ministère de la santé avec qui nous avons eu plusieurs échanges -, nous avons décidé l’adoption de ce protocole qui comporte l’association de ces deux médicaments avec une HBPM, c’est-à-dire une isocoagulation associée à des vitamines, comme la vitamine D, la vitamine C et d’autres éléments comme le sélénium, dans certains cas. Nous avons aussi donné du paracétamol pour les cas qui présentaient de la fièvre ».
Hormis quelques effets secondaires minimes (diarrhées, vomissements) observés chez quelques patients, le Pr Tebaibia a affirmé que sur le plan cardiaque « tout était strictement normal », aussi, il s’est interrogé sur le « pourquoi » de cette polémique et « pourquoi on attaque cette molécule de cette façon ? ». Selon lui, qu’au départ, c’était « un problème franco-français devenu aujourd’hui un problème mondial » et d’ajouter « on connait cette molécule depuis longtemps. Si on a des doutes, on n’a qu’à faire des études randomisées, c’est-à-dire la comparer à un placebo pour pouvoir ensuite dire que ce médicament est plus efficace ou plus toxique que le placebo » et d’assurer encore concernant l’administration de la chloroquine à ses patients « ce que je peux dire, en ce qui me concerne, c’est que je l’ai utilisée pendant longtemps, je l’utilise maintenant et je l’utiliserai à l’avenir, bien-sûr avec les précautions nécessaires ».
Revenant sur ces voix qui s’élèvent pour parler de l’inefficacité de la chloroquine dans le traitement du Covid-19, le même intervenant, tout en rappelant que « la chloroquine est préconisée en général dans la phase précoce parce qu’elle a un effet anti-inflammatoire et en même temps, elle aide l’immunité à lutter contre la maladie », a expliqué que « si on la donne trop tardivement, à la phase de complications, chez un patient qui est déjà intubé, qui a des troubles respiratoires avancés ou un trouble cardiaque, le traitement sera inefficace et même si le malade décède, cela ne veut pas dire que c’est la chloroquine qui l’a tué, ça peut être à cause de sa pathologie. Je ne dis pas que la chloroquine ne peut pas entraîner de complications mais c’est extrêmement rare et chez des patients déjà prédisposés. Et nous, nous pouvons déjà d’emblée les sélectionner avant d’instaurer le traitement. Donc, je pense que cette panique n’a pas lieu d’être, si ce n’est pas pour des intérêts commerciaux, financiers, de lobbying et de big pharma. Donc arrêtons de semer le trouble et de perturber les gens ».
Enfin, le Pr Tebaibia rappellera que « la réussite de la lutte contre cette pandémie en Algérie dépend d’abord de la population. Elle doit être vigilante et accepter les mesures de prévention, à savoir le port du masque, la distanciation physique, le lavage fréquent des mains, éviter d’être en contact avec les personnes malades et prendre le traitement si c’est nécessaire ».

Hassina Amrouni

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