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Pour permettre de la vaccination plus de monde avec moins de vaccins : La Thaïlande envisage la vaccination intradermique

Dans l’optique d’accélérer sa campagne de vaccination, les autorités Thaïlandaises envisagent d’injecter le vaccin anti covid par voie intradermique plutôt que dans le muscle, comme c’est le cas partout ailleurs.

« L’expérience montre que les injections intradermiques nécessitent un quart de la dose de celle utilisée pour les injections intramusculaires avec le même niveau d’efficacité », justifie le responsable du service médical du ministère de la Santé, Supakit Sirilak , dans une déclaration à la presse. Autrement dit, cette stratégie permettrait de vacciner quatre fois plus de monde avec la même quantité de doses.

La Thaïlande ne cesse de multiplier les expériences sur les vaccins disponibles sur le marché. Le mois dernier, elle a été la première à accepter un mélange du vaccin chinois Sinovac (à base de virus inactivé) et d’AstraZeneca (vaccin à vecteur viral). Elle utilise aussi le Pfizer-BioNTech comme booster pour son personnel médical.

Aucune étude n’est formellement menée l’immunogénicité des vaccins intradermiques mais le ministère Thaïlandais de la santé se base apparemment sur une méta-analyse de 2020 comparant les deux modes d’administration et portant sur le vaccin contre la grippe H1N1, l’hépatite B et la rage. Celle-ci suggère en effet une efficacité similaire de la voie intradermique avec seulement 20 à 60 % de dose d’antigène utilisée en intradermique.

« Compte tenu des pénuries d’approvisionnement en vaccins à l’échelle mondiale, l’immunisation intradermique pourrait constituer une alternative aux voies standard et pourrait augmenter l’approvisionnement vaccinal sans perte d’immunogénicité », suggéraient les auteurs de ladite analyse.

Nouhad Ourebzani