Plus de 20 000 décès dus au cancer chaque année à travers le pays : Un chiffre inquiétant et susceptible d’augmenter davantage

Pas moins de 20.000 décès dus aux cancers sont enregistrés chaque année en Algérie, a indiqué le président de l’association nationale d’oncologie médicale et également chef service oncologie au CPMC le Pr. Kamel Bouzid.

« Ce chiffre est inquiétant et susceptible d’augmenter davantage », a indiqué Pr. Bouzid qui a relevé que 50.000 nouveaux cas de cancers sont annuellement enregistrés dans le pays avec une incidence grandissante pour le cancer du côlon chez les femmes et de l’anus chez les hommes.

Selon le même oncologue, le changement du mode alimentaire avec une orientation plus accrue pour le fastfood serait derrière la multiplication des cas de cancer colorectal chez les sujets de plus de 40 ans qui représente le second plus fréquent cancer chez les femmes après le cancer du sein et le premier cancer affectant les hommes bien avant le cancer du poumon.

L’utilisation de pesticide dans les récoltes agricoles constitue aussi un facteur de prolifération de cancer, a encore estimé ce praticien qui a considéré que la pratique de sport, la réduction de la consommation de viandes rouges et une alimentation à base de légumes bio et fruits contribuent à minimiser les risques de cancer.

« Les études pilotes de dépistage précoce du cancer de sein à Biskra et du cancer colorectal à Bejaia ont permis d’obtenir des résultats probants susceptibles d’orienter les actions dans les autres wilayas », a souligné Pr. Bouzid.

 

 

Le dépistage précoce réduit les risques de décès dus au cancer du col utérin

 

De son côté, Dr. Djamila Raïs, spécialiste en anatomie et cytologie à Alger, a relevé que l’examen anatomopathologique de diagnostic du cancer du col utérin par frottis assez récente en Algérie présente un taux de fiabilité atteignant jusqu’à 90 % contre 60 % pour l’ancienne examen classique.

Pour la même spécialiste, le dépistage précoce réduit considérablement les risques de décès dus à ce cancer d’où l’importance, a-t-elle noté, pour une femme mariée d’effectuer cet examen chaque deux ans.

Plusieurs praticiens spécialistes, oncologues, radiologues, chirurgiens et médecins généralistes, issus de plusieurs wilayas du pays, ont pris part à cet évènement scientifique.

 

Meriem Righi

 

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