Pénuries récurrentes, tarifs de référence insignifiants et non remboursement de nombreux médicaments au grand dam des malades

 

Il est difficile, voire impossible, d’obtenir la totalité d’un traitement prescrit par un médecin, de nombreux médicaments connaissant des pénuries récurrentes depuis plusieurs années dans notre pays.

Les malades et les pharmaciens s’en plaignent régulièrement, sans que cet épineux problème ne trouve une solution. Il y va pourtant de la vie des citoyens, notamment ceux qui souffrent de pathologies lourdes et/ou de maladies chroniques dont le temps est l’ennemi du fait que celles-ci ne peuvent s’accommoder de déclarations chimériques, encore moins d’atermoiements. On en est encore là, au troisième millénaire.

« Ce sont 250 médicaments traitant diverses maladies qui manquent sur mes rayons et de ce fait, je suis dans l’impossibilité de servir les clients » déplore une pharmacienne qui se dit attristée par le fait que cette situation ne semble pas affecter tous les concernés dans ce domaine. « Je vois à chaque fois le désarroi chez les malades ou leurs proches lorsqu’ils sont confrontés à l’indisponibilité du traitement, surtout après de nombreuses et vaines recherches ».

Elle cite quelques-uns dont Lovenox (maladie thromboembolique et après une intervention chirurgicale), Novaldex 20 (cancer du sein), Loxen (hypertension artérielle), Mono-tildiem (hypertension artérielle et angine de poitrine), Levothyrox (hypotyroïdie), Imurel (contre les maladies inflammatoires chroniques intestinales dont la maladie de Crohn), Arimidex en boite de 28 comprimés – cancérologie (n’existe qu’en boite de 90 comprimés à plus de 7.000 DA), ainsi que certains collyres.

La même pharmacienne soulève également le problème de remboursement, affirmant que « de plus en plus de médicaments sont supprimés de la liste des médicaments remboursés. Il en existe qui comportent une vignette verte mais ils ne sont pas remboursables » souligne-t-elle.

« Je n’ai pas le nombre exact de médicaments manquants, c’est le pharmacien qui possède les chiffres, mais je peux vous dire qu’il en existe plusieurs qui font l’objet de pénuries et des plus vitaux en plus » indique une vendeuse en pharmacie.

« Je vous cite Lopressor 200 (cardiologie et HTA), Plavix (cardiologie), Femara 2,5 et Arimidex 1 mg (cancérologie), Prostamed 5 mg et Permixon 160 mg (maladies de la prostate), Nozinan 25 et 100 (psycholeptiques) et Surmontil (anti dépresseur), Lovenox, Levothyrox, des collyres pour la sécheresse des yeux et les bandelettes de test Bionime pour les diabétiques ».

Elle évoque également le problème du non remboursement et des tarifs de référence auxquels sont confrontés les malades, ceux-ci sont souvent insignifiants par rapport au prix des médicaments.

Nadia Rechoud

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