Pénurie de vaccins pédiatriques à Constantine

Plusieurs vaccins pédiatriques sont indisponibles dans les établissements publics de santé de proximité (EPSP) et les hôpitaux à Constantine. Il s’agit notamment de l’antidiphtérique, l’antipathie B, l’antitétanique et beaucoup d’autres vaccins du calendrier national qui sont difficiles à trouver depuis plusieurs semaines en cette période de pandémie du Covid-19.
« La rupture de ces vaccins persiste depuis près de deux mois et nous ne pouvons pas donner des rendez-vous aux parents puisque nous ne savons pas quand nous allons les réceptionner » précise Mme Latifa , infirmière exerçant au niveau de l’EPSP à la nouvelle ville Ali Mendjeli. Un constat établi faisant état d’une disponibilité en quantités insuffisantes par rapport au nombre de bébés nécessitant une vaccination. Les parents qui se présentent à la structure sanitaire quotidiennement se heurtent à une situation de non-recevoir sans pour autant avoir une information ou un rendez-vous pour leurs progénitures. « Le vaccin n’est pas disponible » annonce une infirmière dans PMI au centre-ville à une mère qui a ramené son bébé pour le vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche. «Mon bébé à six mois, alors que le vaccin devait être fait à trois mois avec des rappels à quatre et cinq mois » raconte Ismahen, une maman qui a fait le tour des structures sanitaires de la commune d’El Khroub, à la recherche des vaccins pour son bébé Kinan. « Je suis confrontée à la même situation de pénurie depuis plusieurs semaines. Je m’enquis si ce retard sur le calendrier de vaccination de mon enfant sera sans conséquence » ajout-elle. Selon des pédiatres, ce manque risque d’induire des conséquences sur la santé des bébés car ces vaccins sont indispensables pour leur immunité contre les maladies infantiles. Un retard de quinze jours n’est pas significatif, a priori mais si la période s’allonge, le programme de vaccination de beaucoup d’enfants sera complétement chamboulé. « Ces retards sont induits dans la plupart des cas, par les pénuries récurrentes des vaccins pédiatriques » affirme-t-on.

De Constantine, Souheila BETINA

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