Pathologie très fréquente, la maladie hémorroïdaire reste un sujet tabou

Irritations, douleurs, saignements, démangeaisons, perception d’une boule ou douleur au niveau de l’anus, ces symptômes sont souvent liés à la maladie hémorroïdaire. Néanmoins ces signes peuvent aussi être liés à d’autres problèmes.

Les hémorroïdes font souffrir des millions de personnes. Pourtant rares sont celles qui osent en parler à leur médecin.

Touchant à peu près autant d’hommes que de femmes, la maladie hémorroïdaire reste un sujet tabou qui provoque des troubles bénins et fréquents qu’il faut traiter quand ils deviennent gênants, mais leurs symptômes peuvent révéler d’autres pathologies parfois graves. La présence de sang dans les selles doit ainsi toujours conduire à consulter pour dépister un éventuel cancer colorectal.

Il est difficile d’estimer la fréquence de la maladie hémorroïdaire dans la population, les études montrant des résultats très variables (de 5 à 85 % ). De manière générale, on considère qu’une personne sur deux au-delà de 50 ans est sujette aux hémorroïdes.

Cela étant, les premières crises peuvent apparaître avant 30 ans, et leur fréquence augmente avec l’âge. Elle est maximale entre 45 et 65 ans.

Cependant, la grossesse est une période très propice aux hémorroïdes, ce qui explique que beaucoup de femmes enceintes soient touchées.

En outre, chez les femmes, les périodes menstruelles favorisent les crises, en raison des modifications hormonales qui ont un impact sur les vaisseaux sanguins.

Il faut savoir qu’il existe certains facteurs prédisposant à la maladie, comme une mauvaise hygiène alimentaire, une constipation chronique ou un manque d’activité physique.

Tout le monde a des hémorroïdes, elles font partie de la structure normale du rectum et jouent un rôle essentiel dans l’étanchéité de l’anus. Elles sont constituées d’un ensemble de vaisseaux sanguins organisés en paquets placés autour de l’extrémité du canal anal et qui gonflent pour permettre de contrôler l’échappement des gaz.

La poussée excessive pour expulser les selles est néfaste, ce qui met la constipation au premier rang des facteurs de risque. En cas de constipation, l’effort à fournir peut favoriser l’apparition de troubles des hémorroïdes. Le relâchement des tissus de soutien des hémorroïdes joue un rôle important, il se produit naturellement avec l’âge

Selon les spécialistes, les deux tiers des patients ne consultent pas de médecin et recourent à l’automédication.

Lorsque la maladie hémorroïdaire est plus avancée, le médecin pourra recommander une intervention directe.

En cas de crise, les traitements locaux, comme les crèmes peuvent apporter un soulagement.
ll existe de nombreuses préparations ou médicaments anti hémorroïdaires, qu’il est souvent possible d’acheter sans ordonnance. En cas de complications, d’autres traitements peuvent être envisagés.

Tinhinane B.

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