Ouverture des plages et des mosquées : le pire est à craindre selon le Dr Youcef Alloune

A la décision de l’ouverture des plages, des lieux de culte et de détente, les praticiens de la santé redoutent le pire surtout que ces dernières semaines, l’on a enregistré une recrudescence inquiétante des cas de Covid-19 dans le pays.
« Si la distanciation physique et le port de maque sont des mesures plus au moins faciles à appliquer, dans les mosquées, ça ne sera pas le cas ainsi qu’au niveau des plages « l’application des mesures barrières sera très difficile » affirment les médecins. « le pire est à craindre» souligne le Dr Youcef Alloune, pneumologue praticien libéral à Sétif. Des praticiens de la santé mettent en exergue la difficulté d’appliquer les mesures préventives strictes et le contrôle des mosquées et des plages : comment gérer une foule sur le sable ? Selon le praticien « le travail de proximité des services de sécurité, de la protection civile, des imams et des auxiliaires de la santé pour la sensibilisation des citoyens est indispensable en cette phase de pandémie ». Le constat des spécialistes de la santé qualifie la situation « d’alarmante » depuis des semaines par rapport aux statistiques officielles, à la mauvaise gestion de la pandémie et le manque des moyens pour la prise en charge au niveau des structures sanitaires. « Certains comportements font déjà craindre le pire. Un peu partout, des scènes de non-respect de la distanciation sociale sont rapportées, obligeant les services de sécurité à intervenir. Et pour cela le virus restera actif » lance le Dr Alloune à Esseha. Avec le relâchement des citoyens, le manque du test PCR, le nombre important des porteurs sains et le non-respect du confinement des malades testés positifs, il faut s’attendre à ce que les choses aillent crescendo, comme c’était le cas après Aid El Fitr. « Il faut que les citoyens prennent conscience de la gravité de la situation et changent de comportement. Le seul moyen de diminuer la propagation du virus c’est le respect des mesures barrières » insiste-t-il. « On reste optimiste par rapport à la baisse du nombre des cas grave de Covid-19. Mais la crise sanitaire est loin d’être derrière nous », conclu-t-il.
De Sétif, Malak Mellah.

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