Oran passe à la seconde place à l’échelle nationale

Oran, a le triste privilège depuis aujourd’hui, d’occuper la seconde place à l’échelle nationale en termes de cas de Covid-19, selon le dernier bilan rendu public par le ministère de la santé soit : 2749 cas positif et 59 nouveaux cas confirmés pour ce 9 août. Une situation qui n’étonne pas au niveau local tant le relâchement de la population est constaté au quotidien, malgré les mises en gardes et les actions de préventions et de sensibilisation qui sont menées dans les quartiers populaire. Le port du masque même s’il est remarqué et apparait plus souvent, notamment chez les personnes âgées, ce n’est pas encore la majorité de la population qui le porte.

Mais la situation n’a cessé d’évoluer en dents de scie à Oran depuis le 18 mars, date de l’apparition du 1ER cas confirmé de la Covid-19, où la wilaya a toujours été classée parmi les 4 wilayas les plus touchées à l’échelle nationale,.

Pour le professeur S.Lellou chef de service de pneumologie à l’EHU 1er novembre, que nous avons joint, cette seconde place d’Oran est plus le fait « De la baisse des cas de contamination des autres wilayas, Blida et Sétif, puisqu’à Oran en terme de chiffre cela reste stable malgré tout ». Pour ce pneumologue président de la société Oranaise des maladies respiratoires, le plus important « Est de faire barrage à la propagation du virus, il faut appliquer à tous prix les recommandations que nous connaissons tous… » et d’ajouter « ce qui importe c’est cela, cette pandémie est différente, particulière des autres dans l’histoire nous n’avons pas eu de répit nous ne savons pas si nous sommes dans la seconde vague la troisième… »Le Professeur S. Lellou explique que le virus est là qu’il faut le combattre avec les gestes barrières, tenter de trouver les moyens pour aller peut être vers des confinements ciblés, selon les quartiers, la géographie « il faut essayer de dépister, de détecter le plus rapidement les foyers, traiter et isoler tous les foyers les clusters… ».

Ce dernier nous explique encore qu’ » Avec ce virus il y a beaucoup d’inconnue, il faut tenter de l’arrêter en attendant un vaccin et même là nous ne savons pas qu’elle sera son efficacité pendant combien de temps, si les personnes immunisées ne feront pas des rechutes » conclu notre interlocuteur, qui souligne que le corps médical paie aujourd’hui le prix fort.

D’Oran, Driss Mokkadem

%d blogueurs aiment cette page :