On évite d’en parler au médecin : l’incontinence urinaire, un sujet tabou

L’incontinence urinaire (ou fuite urinaire) se manifeste par des pertes involontaires d’urine le jour ou  la nuit. Elle affecte beaucoup plus les femmes que les hommes. Mais elle demeure un sujet très peu traité, qui ne suscite pas des rencontres où l’on en débattrait ne serait-ce que pour casser ce qui est considéré comme un tabou. Ce qui serait en quelque sorte une manière d’inciter les personnes touchées à en parler à leur médecin. Celle-ci (l’incontinence) n’est pas désignée comme étant une maladie, mais plutôt comme un symptôme lié à un trouble physique. Elle est connue pour être liée au processus normal de la vieillesse, mais c’est le fait qu’on ne se précipite pas pour une visite médicale que dans l’esprit de beaucoup, même pour des urologues, ce problème survient chez les personnes âgées. D’autres facteurs peuvent déclencher l’incontinence urinaire comme l’impossibilité de contrôler les muscles de la vessie en raison d’un problème de santé chronique, un trouble de la prostate notamment une hypertrophie de cet organe en ce qui concerne les hommes, ou la prise de certains médicaments (hypertension artérielle, dépression…). Un traitement médicamenteux peut être prescrit, comme les antispasmodiques qui permettent d’augmenter la capacité de stockage de la vessie et à réduire les spasmes de celle-ci, ce qui retarde l’envie urgente d’uriner, les alpha-bloquants, les œstrogènes. La chirurgie peut intervenir en cas d’échec de traitements médicamenteux. Il existe quelques conseils qui peuvent aider à gérer ce problème. Parmi ces conseils, la prohibition des aliments ou des boissons qui exacerbent le besoin d’uriner tels que le café, le thé et l’alcool. On doit aussi se débarrasser d’un excès de poids afin de soulager la pression exercée sur l’abdomen et boire en quantité pendant la journée en réduisant toutefois l’absorption de liquide deux à trois heures avant le coucher.

 

Nadia Rechoud

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