« Notre père a gardé le moral, cela lui a permis de contrer un cancer de la prostate »

Le dépistage précoce permet d’endiguer toute maladie, du moins de retarder sa progression, et d’avoir une bonne qualité de vie. Les enfants de Mustapha le savent et c’est ainsi qu’ils ont pris de court son cancer de la prostate. Cela a commencé par des douleurs et des envies fréquentes d’uriner, des signes qui les ont incités à exposer son cas à un médecin. De simples soupçons puis une certitude après quelques explorations. Le mot est lâché, l’homme souffre d’un cancer de la prostate qui, selon le spécialiste qui a examiné son cas et qui a tous les résultats sous les yeux, ne lui laisse que 5 années à vivre. A la stupeur au sein de la famille succède la détermination à aider le père à supporter sa maladie sans toutefois l’en informer. D’ailleurs, le spécialiste qui le prend en charge est prié de ne rien dire en sa présence. « Pour lui, il s’agit d’une infection urinaire, c’est ce que nous lui avons laissé comprendre » explique sa fille. Commence alors un traitement basé sur une hormonothérapie, traitement qui permet de ralentir l’évolution des cellules cancéreuses de la prostate. Des médicaments sont administrés au malade par voie orale, et une fois tous les trois mois un produit lui est injecté par voie intramusculaire. Cela fait maintenant huit ans et le père de famille se porte bien affirment ses proches. « Il est actif, il bouge et nous pensons que le fait qu’il ne connaisse pas la nature de sa maladie l’a aidé à avoir un bon moral ». Et qui dit un bon moral dit plus de chances de guérison, pensent ses enfants. « La preuve, il a contredit le pronostic du médecin et il continue tranquillement » témoigne sa fille. Le seul problème, ce sont les effets secondaires du traitement qui peuvent apparaître à court terme ou à long terme, dont la fatigue, la baisse de la libido, un dysfonctionnement érectile, l’ostéoporose et les risques de fracture, une prise de poids…

  

Nadia Rechoud

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