Nécessité de remédier aux carences du secteur

Le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Mohamed Miraoui, a mis en avant l’impératif de remédier à toutes les carences du système sanitaire, en faisant preuve de coordination, de rigueur et de haut sens des responsabilités, afin d’assurer un Service public de qualité qui soit à la hauteur des aspirations du citoyen.

S’exprimant lors d’une rencontre avec les directeurs de la Santé et de la population, le ministre a insisté sur le traitement des lacunes du système sanitaire, en faisant preuve de rigueur, de coordination et de haut sens des responsabilités à tous les niveaux », affirmant qu’il « est temps de remédier aux lacunes enregistrées ».

Il s’agit de « la mauvaise gestion, du manque d’organisation et de rigueur, de l’absentéisme, outre le manque de coordination entre les différentes structures de la Santé », a-t-il précisé, ajoutant que ces lacunes, qui sont de véritables défis à relever, ne sont pas inévitables pour le secteur, eu égard aux compétences dont il recèle.

S’adressant aux directeurs de la Santé, M. Miraoui a fait savoir que « la seule chose que le citoyen espère, en arrivant à un établissement hospitalier, est de trouver une personne qui l’oriente, le soigne et suit son état de santé.

Pour le ministre, il est nécessaire de procéder à une évaluation à tous les niveaux dans le but de déterminer notamment les causes des dettes accumulées par certains établissements de santé, tandis que d’autres sont sans dettes, ainsi que les raisons qui permettent à certains services de chirurgie d’effectuer des interventions chirurgicales, en dépit du manque de moyens, alors que d’autres services disposant des moyens nécessaires, mais qui n’en effectuent même pas la moitié.

A cet effet, il a donné plusieurs orientations aux directeurs de la Santé, notamment ce qui concerne la gestion des établissements, à l’instar de la rationalisation des dépenses et du renforcement du dialogue avec les partenaires sociaux, à travers la tenue de rencontres périodiques avec le partenaire social ainsi que la mise en place d’un système de suivi du mouvement des personnels, afin de réduire le phénomène de l’absentéisme, qui constitue, a-t-il dit,  « une menace » pour l’efficacité et la crédibilité du système sanitaire.

Dans le même sillage, le ministre a donné des instructions concernant l’organisation des transferts des patients entre les établissements de santé et la création de réseaux de soins au niveau des wilayas regroupant toutes les spécialités, outre l’accélération de la formation des médecins généralistes pour l’obtention du diplôme d’études médicales spécialisées (DEMS) en gynécologie et cardiopathies…etc.

Malik Sadou

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