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Naïma : « Ma fille épileptique tient à jeûner et perturbe la prise de ses médicaments »

« Kenza refuse de se conformer aux recommandations de son médecin traitant et tient chaque année à jeûner pendant le Ramadhan alors qu’elle prend un traitement contre les crises d’épilepsie ». Naïma, la maman de Kenza, déplore l’obstination de sa fille de 23 ans à observer le jeûne du Ramadhan en perturbant son traitement.

« Ma fille est tenue de suivre une thérapie à vie et de prendre ses médicaments à des heures régulières, c’est-à-dire à 8 heures le matin, puis à midi ensuite à 20 heures. Pendant le Ramadhan, elle chamboule ses prises de médicaments ce qui diminue leur efficacité ». La maman de la jeune fille indique que même lorsque ces derniers sont pris à des horaires réguliers comme prescrit par le spécialiste, Kenza est quelques fois sujette à des crises, mais avec ses changements aléatoires, elle en fait beaucoup plus. « En période de jeûne, elle prend son traitement au moment de l’Iftar, puis vers minuit ensuite au S’hor. C’est certain, cela réduit leur efficacité, nous l’avons constaté. Certes, elle a l’habitude de faire une crise de temps à autre, mais ce n’est pas aussi fréquent que lorsqu’elle bouleverse les horaires de sa thérapie. A ce moment, cela devient presque quotidien ».

Mais comment laisse-t-on Kenza observer le jeûne en dépit de son état et de la nécessité pour elle d’être rigoureuse et ponctuelle quant à sa médication ? Elle en est toutefois consciente, mais ses parents ne doivent-ils pas intervenir pour lui faire changer d’avis ? Des questions que l’on pourrait se poser mais Naïma anticipe en soulignant que Kenza est adulte et qu’on ne peut pas la forcer à s’abstenir de jeûner ou à interrompre son jeûne. « Son médecin traitant le lui déconseille chaque année, mais elle ne l’écoute pas » déplore-t-elle.

Propos recueillis par Rachida Merkouche