Mme Meryama Benoufella : « Nous voulons aider les soldats blancs sur les plans thérapeutique et psychologiques »

La santé physique va forcément de pair avec le bien-être moral. Un stress permanent et une angoisse qui s’empare de l’individu en raison de certaines situations, comme c’est le cas actuellement avec cette pandémie de Covid-19, ne peuvent qu’avoir un impact négatif sur l’organisme. Entretenir donc son moral, c’est booster sa santé physique et il faut dire qu’en on a bien besoin en ce moment, en particulier le personnel de santé qui fait face depuis plusieurs mois à la lutte contre le nouveau Coronavirus. L’association d’équithérapie El Amel a pensé au corps médical et paramédical en organisant pour eux une journée durant laquelle ils ont pu s’adonner à des activités qui participent d’une thérapie par le cheval notamment. Une initiative lancée par cette association en guise de reconnaissance envers ces soldats téméraires dont certains ont donné leur vie. « C’est pour leur dire merci d’avoir tenu le coup, merci de ne pas avoir lâché » a souligné Mme Meryama Benoufella, psychologue et présidente de cette association. Dans une interview accordée à notre journal en ligne Esseha, Mme Benoufella a affirmé que la thérapie par le cheval est reconnue dans le monde entier et que des études ont prouvé son efficacité dans des cas de traumatisme, de guerre et de catastrophes naturelles. « C’est une discipline au vrai sens du terme » a-t-elle déclaré. Sur cette initiative, la présidente de l’association et néanmoins psychologue a précisé qu’il s’agit d’une prise de contact avec « les soldats blancs » afin de connaître « leurs besoins et la manière dont nous pouvons les aider sur le plan psychologique et sur le plan thérapeutique. C’est une charge psychologique énorme, ils ont fait face à la mort depuis des mois, ils ont fait face à l’angoisse de la mort, face à la séparation, à la douleur, à leur deuil. Nous les avons écoutés, nous avons pris leur ressenti, qu’il soit positif ou négatif » a indiqué Mme Benoufella qui a ajouté qu’ « à l’avenir, nous allons essayer d’élaborer tout un protocole thérapeutique ». Elle a lancé un appel à ses « consœurs et confrères, aux psychiatres, pédopsychiatres d’œuvrer dans ce sens, et souhaité l’ouverture des espaces de loisirs pour la prise en charge de ces traumatismes.

Rachida Merkouche

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