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Marché du médicament : Les ambitions arabes et africaines de l’Algérie

La production pharmaceutique algérienne connait une forte croissance ces dix dernières années avec une part des médicaments fabriqués en Algérie passant de 25% en 2008 à 65% en 2018.

L’industrie nationale des médicaments devrait poursuivre sa croissance et toucher d’autres produits, jusque-là importés, notamment les médicaments contre le cancer.

En effet, l’investissement dans le développement de médicaments pour les maladies lourdes tels le cancer ou les maladies chroniques comme le diabète s’est imposé à l’Algérie comme une évidence devant le développement rapide du pays et une hausse de la prévalence des maladies non transmissibles.

De ce fait, l’Algérie veut avoir de l’ambition pour son secteur pharmaceutique en atteignant l’autosuffisance et en promouvant l’exportation. L’Algérie veut placer ses médicaments sur le marché africain et arabe. Pour ce faire, elle a ciblé déjà 25 pays.

Pour le marché africain, les choses sont plus simples et le médicament algérien y est déjà présent. En revanche, des opérateurs algériens font face à de nombreux obstacles pour pouvoir enregistrer leurs médicaments afin d’avoir l’autorisation de mise sur le marché, dans les pays arabes. Paradoxalement les médicaments produits par des Laboratoires arabes, sont eux enregistrés et vendus en Algérie. A titre indicatif, les laboratoires de droit algérien El KENDI et à capitaux  Jordaniens, a pu enregistrer à lui seul 204 marques de médicaments en l’espace de 10 ans.

Le nouveau Directeur général de la SPA « EL KENDI » Industrie du Médicament, le Dr Sofiane Achi, a rencontré récemment les médias lors d’un dîner et a expliqué que les facilités d’enregistrement accordées au Laboratoire « EL KENDI » par les autorités du pays, n’est pas du tout fortuit. «90% de nos médicaments sont produits en Algérie et 3 % seulement sont des produits importés», a-t-il tenu à préciser.

La politique algérienne dans ce domaine consiste à accorder des avantages aux opérateurs qui investissent en Algérie, qui font dans la production et qui se projettent dans des opérations d’exportation, a encore expliqué le DG du Laboratoire El Kendi.

On apprend à cet effet que ce fabricant de médicaments est sur le point de réaliser une opération d’exportation vers la Jordanie de produits fabriqués en Algérie, et qui ne sont pas sur le marché jordanien. C’est une « une action importante pour booster les exportations algériennes dans la région» et battre en brèche l’idée selon laquelle les médicaments algériens sont non-conformes aux standards mondiaux de production pharmaceutique.

L’idée d’adopter le principe de la réciprocité en matière d’importation et d’exportation de médicaments entre certains pays, à l’exemple de la Tunisie, l’Arabie Saoudite et Cuba, fait son chemin.

Notons enfin que les médicaments produits par EL KENDI ont subi avec succès les inspections des autorités sanitaires libyennes, congolaises, ivoiriennes et soudanaises. Par ailleurs, le Laboratoire compte lancer plus de 20 médicaments génériques.

Tinhinane B.

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