Malades transportés dans des véhicules particuliers : « Perte de temps à attendre une ambulance »

Des chaînes devant les quelques salles de soins, des signes d’impatience, des manifestations de colère face à ce qui est perçu par les malade et les leurs comme de l’indifférence de la part du corps médical, c’est ce qui caractérise les services d’Urgences de nos hôpitaux.

Fauteuils roulants et civières se croisent à l’entrée et dans les couloirs lorsque les proches des patients et les employés du SAMU se précipitent vers la première salle. Mais il arrive souvent que la famille du malade s’occupe elle-même du transport de ce dernier vers les urgences.

Un réflexe pour certains, ceux-ci dans leur empressement ne pensant pas appeler le Service d’Aide Médicale d’Urgence, l’ambulance risquant de se faire attendre.

Des cris fusent à l’entrée d’un de ces services d’urgences connu pour être le plus encombré, au cœur de la capitale. « J’ai besoin d’un brancard ! Pourquoi n’y en a-t-il pas ? Mon frère risque de mourir » s’époumone un jeune homme alors que deux autres extirpent d’un véhicule un malade dans un état d’inconscience.

L’entraide se substitue rapidement à la litière indisponible, les présents prêtent leurs bras. Il s’avère que l’homme souffrant est victime d’un malaise diabétique. Ses proches ont-ils raison de ne pas appeler le SAMU ? Ont-ils tort ?

Dans ce cas, c’est le manque de confiance qui est mis en évidence. « Nous aurions perdu beaucoup de temps à attendre une ambulance » répondent-ils aux interrogations des uns et des autres.

 

Nadia Rechoud

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