« Ma belle-mère diabétique a trop poussé sur les sucreries »

Le mois de Ramadhan est celui de tous les excès. Bon nombre de jeûneurs sont pris d’une frénésie dans la consommation de gâteaux (zlabia, qalb ellouz, m’hancha et autres qtaïef sont les rois de la meïda en soirée), quitte à le regretter juste après.

Dans leur esprit, ces friandises pourtant présentes mais ignorées en d’autres temps doivent forcément accompagner les veillées ramadanesques. Il est clair qu’on subit plus tard les conséquences de ces exagérations ô combien douces et mielleuses mais fielleuses surtout.

Cette vieille femme qu’on vient de ramener au service des urgences d’un établissement hospitalier, pratiquement inconsciente, ne l’oubliera pas de sitôt mais faut-il qu’elle s’en sorte indemne. La colère de sa belle-fille est perceptible.

« Elle est diabétique et nous avons l’habitude de la surveiller. Mais aujourd’hui, elle a trouvé en son fils venu de Grande-Bretagne pour passer le Ramadhan chez nous un complice ». Celui-ci, ajoute-t-elle, a été pris de compassion pour sa mère et leur tête-à-tête n’a pas fait que du bien à cette dernière. La vieille femme est introduite dans la salle de déchoquage au milieu du brouhaha des malades et de leurs proches qui caractérise chez nous les Urgences.

Nadia Rechoud

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