L’ostéoporose en Algérie : Faute de services de gériatrie et de prise en charge, les seniors vivent leur maladie dans la souffrance

Il existe très peu d’études sur l’ostéoporose en Algérie pour ne pas dire pas du tout, et ces dernières remontent à une décennie et plus. Des chiffres dépassés donc tant cette maladie est en progression, notamment avec l’augmentation de l’espérance de vie.

On pourrait citer quelques statistiques élaborées à un niveau local (un exemple de quelques communes) dans certains hôpitaux, sur la base des chiffres dont disposent ces établissements par rapport aux hospitalisations des personnes du 3ème âge suite à une fracture.

Il y a également des rencontres de spécialistes à l’occasion d’une journée nationale et/ou mondiale, des rencontres qui sont beaucoup plus un prétexte pour faire le constat de déficit en termes de moyens et de prise en charge de ces patients. Mais des études restent à faire à l’échelle nationale. On sait seulement qu’un important pourcentage de femmes âgées de plus de 45 ans et ménopausées souffrent d’ostéoporose.

Il y a toutefois une étude qui a été menée dans des services hospitaliers et qui fait ressortir que 25.000 personnes souffrant d’ostéoporose sont enregistrées chaque année. Ce chiffre s’appuie sans aucun doute sur les cas de fractures enregistrés au niveau de ces services puisque les personnes âgées en particulier et toutes celles, de manière générale, qui sont affectées par cette maladie ne sont pas diagnostiquées en dépit des symptômes qu’elles présentent.

La gériatrie fait défaut, cette spécialité ne semble pas près d’être sérieusement prise en considération. C’est donc sans étonnement qu’on constate que la qualité de vie des seniors se dégrade, qu’ils vivent ce qu’il leur reste à vivre dans une grande souffrance et qu’ils perdent progressivement leur autonomie. Le fait qu’on puisse estimer cela normal paraît terrifiant.

Nadia Rechoud

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