L’invasion du moustique Tigre se poursuit: 5 wilayas en état d’alerte

Le moustique Tigre continue à se déployer en Algérie, constituant un véritable danger pour la santé publique.

Aujourd’hui, le directeur de la prévention au ministère de la Santé, M. Djamel Fourar, a lancé un véritable appel à la vigilance au micro de la Chaine 3.

Ce moustique offensif et porteur de gênes et de maladies, est de retour cet été, selon le responsable au ministère de la Santé. Il sévit actuellement dans les wilayas d’Alger, Tizi Ouzou, Jijel, Oran et Annaba.

Pour le moment, on ne signale aucun cas de maladie. La bestiole s’adapte parfaitement à n’importe quel milieu aqueux, affirme le professeur Djamel Eddine Fourar. Il explique que le moustique tigre engendre des désagréments via ses piqûres et donc beaucoup de maladies dangereuses comme le Zika, la Magnolia et le Dengue.

Il est décrit comme étant un insecte résistant et difficile à combattre car il se reproduit rapidement et dans tous les biotopes urbains.

Par mesure de prévention, le ministère préconise d’être plus vigilant et de sécher tout ustensile ou toute marre d’eau pour éradiquer ce fléau.

A cet effet, le ministère de la Santé donne l’alerte et a mis en place un comité de suivi et de lutte contre l’arbovirose au niveau de son département.

Des foyers de moustique tigre à ciel ouvert

Dans les années 80 et 90, on évoquait souvent Oued Ouchaiah, pour illustrer la pollution et le manque d’hygiène dans la capitale. Aujourd’hui, le cas de l’oued el Harrach tend à devenir un lointain souvenir avec le plan d’aménagement et de purification dont il fait l’objet actuellement. A contrario, le déversement des égouts à ciel ouvert ne se pratique plus dans les quartiers populaires et populeux de la capitale ou des grandes villes. Ce sont des quartiers réputés pour être huppés qui vivent ce phénomène déplorable. A titre d’exemple, au quartier de Jnane Sfari, les égouts se déversent à ciel ouvert au milieu d’une dizaine de promotions immobilières, notamment la promotion immobilière Bessa 3 et la promotion immobilière Amalou 1, la coopérative immobilière Hamza, la coopérative Ennadjah, la coopérative Rokia et plusieurs autres.

Cette situation perdure depuis plus de 10 ans d’après les riverains. Trois Walis délégués et deux Walis qui ont inspecté les lieux n’ont pu trouver une solution définitive à un problème qui ne nécessite pourtant pas de grands moyens. Les points de rejet des égouts se multiplient depuis quelques mois. De multiples mares d’égouts se sont formées dégageant des odeurs nauséabondes aux alentours. Ces mares sont autant de foyers pour des insectes et comme le moustique Tigre. Certains pensent même que ce sont ces mares qui constituent le foyer d’où est partie cette invasion des moustiques Tigre.

Pour rappel, durant la saison 2016-2017 le moustique Tigre à été signalé entre Guè de Constantine, Shaoula et Bir Khadem, trois communes de la capitale entre lesquelles se trouve Djnane Sfari.

Tinhinane B.

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