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L’interne qui a ausculté ma fille n’a pas vu le ligament déchiré de sa cheville »

Suite à une mauvaise chute lors d’une séance de sport dans son école, Rania ressent une forte douleur à l’une des chevilles et constate qu’elle ne peut pas se relever. L’administration de l’établissement appelle les parents qui récupèrent leur enfant et l’emmènent à l’hôpital où on lui pose un plâtre. Au bout de trois semaines, celui-ci lui est retiré et elle rentre à la maison où commence son calvaire.

La fillette ne peut pas poser son pied sur le sol. Les parents pensent à un caprice et qu’elle utilise un subterfuge pour ne pas aller à l’école. Mais ses cris et ses pleurs lorsqu’ils insistent pour qu’elle marche les intriguent, il est clair que la petite ressent des douleurs intenses et qu’elle ne fabule pas.

Il leur a fallu du temps pour comprendre qu’elle est réellement en souffrance. Ils l’emmènent au service des urgences du même hôpital où une radiographie est effectuée sur l’endroit endolorie. Le cliché révèle une rupture d’un ligament de la cheville. « Comment l’interne qui l’a auscultée et a vu le cliché de la radio a laissé passer cette déchirure ? Comment ne l’a-t-il pas vue avant que ma fille soit plâtrée ? » s’interroge la maman de Rania qui ne cache pas sa colère et son inquiétude quant à d’éventuelles séquelles.

Le médecin parle aux parents d’intervention chirurgicale comme solution extrême mais il leur fait savoir qu’il préfère opter pour un autre moyen : la pose d’un plâtre doublé et la mise au repos de la jambe en question. « Pour le moment, elle est à la maison avec un plâtre énorme. Nous espérons que cela va guérir sa cheville » conclut la maman.

Rachida Merkouche