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L’ichtyothérapie en Algérie : Des poissons aux petits soins

Très répandue dans certains pays comme la Thaïlande, la Turquie ou le Royaume-Uni, la thérapie par les poissons a fait son entrée en Algérie depuis peu.

L’ichtyothérapie consiste à confier des parties immergées de notre corps à de petits poissons appelés les Garra Rufa dont la taille varie entre 7 et 14 cm. Ceux-ci dévorent les résidus de psoriasis, dermite, eczéma et autres exfoliations… D’abord, les « déchireurs » préparent le « champ opératoire », les « perceurs » creusent la peau et, enfin, les « polisseurs » laissent l’endroit propre et doux.

Lors de la 3ème Rencontre nationale sur les « Avantages thérapeutiques des poissons d’eaux douces » qui s’est déroulée hier, samedi, au complexe de Hammam Ouled Ali, dans la commune d’Héliopolis à Guelma, en collaboration avec la direction locale de la pêche, des ressources halieutiques et de plusieurs instances activant dans le domaine, les participants ont fait savoir que pas moins de quatorze projets d’investissement dans le domaine d’exploitation des bassins du « poisson docteur » ont été concrétisés à Guelma, Annaba, Oran, Alger, Blida, Sétif, Batna, Chlef et Mostaganem. Ainsi, le « poisson docteur », autrefois importé, ne l’est plus aujourd’hui puisqu’il existe localement des sociétés d’élevage comme Docteur Fish Algérie, spécialisée dans l’élevage des Garra Rufa et le montage des équipements des bassins.

Ce soin thérapeutique proposé dans les salons de beauté, les hôtels et les cliniques médicales même s’il est controversé dans certains pays comme la France, le Canada ou certains états américains qui pointent du doigt les potentiels risques de contamination, est proposé chez-nous avec, assure-t-on, des règles d’hygiène rigoureuses. En effet, outre le protocole d’hygiène de l’aquarium, certaines personnes ne sont pas admises au soin notamment celles présentant un potentiel de transmission d’agents pathogènes qui peuvent atteindre les poissons ou celles à risque d’infection, comme les diabétiques, les immuno-déprimés et les sujets ayant des lésions, des mycoses, des champignons…etc

Cela dit, l’utilisateur de ce genre de soin peut se référer à deux indices pour s’assurer du respect des règles d’hygiène, d’abord en regardant la qualité de l’eau qui doit être limpide à l’œil nu. Le second indice repose sur la bonne volonté des poissons. En effet, s’ils sont fatigués et refusent de faire leur travail, c’est qu’ils ne baignent pas dans les bonnes conditions pour le faire.

Kamir B.

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