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Les rues de la capitale désertes

Après moult appels à la raison, les Algériens semblent enfin prendre la menace du coronavirus au sérieux. Un petit tour dans quelques quartiers de la capitale (Bab-El-Oued, Alger-centre, Kouba, Ben Aknoun, El-Harrach, Hussein-Dey, Birkhadem…), et même la wilaya de Blida nous a permis de constater que peu de gens traînent dans les rues, comme à l’accoutumée. Les piétons dont beaucoup portent des masques et des gants pressent le pas pour rentrer dare-dare à la maison. La circulation est très fluide, contrairement aux jours voire aux semaines passées où les bouchons, surtout aux heures de pointe, étaient le pire cauchemar des conducteurs, notamment dans la capitale. Quant aux enfants, dont les vacances ont été avancées d’une semaine -coronavirus oblige-, s’ils avaient pris pour habitude de sortir jouer dans le quartier, ils sont, pour la plupart confinés chez-eux, les parents craignant qu’ils soient contaminés.

Les appels lancés par les autorités, les médias, les réseaux sociaux, les associations, les imams, les personnalités publiques (artistes, sportifs de performance…) mais aussi par des citoyens lambda ont finalement été entendus par la population. Ceux qui ont minimisé la gravité de la situation ou volontairement fait la sourde oreille reconnaissent aujourd’hui que l’heure est à la mobilisation contre le Covid-19, d’autant qu’en l’absence d’un vaccin pour enrayer ce virus mortel, le respect des consignes sanitaires reste la seule barrière contre le risque de contamination.

Au moment où le bilan est chaque fois revu à la hausse, la vigilance reste plus que jamais de mise.

Kamir B.

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