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Les paramédicaux en colère au CHU de Constantine

Un mouvement de protestation a été lancé avec un regroupement devant la direction du CHU Benbadis ce matin à l’appel du syndicat algérien des paramédicaux (SAP) . Par cette action, les protestataires ont tenu à dénoncer le retard du versement de leur salaire du mois de juin . « En attente depuis plus de 15jours de nos salaires et de la prime du Covid-19 octroyée par le Président de la République, notamment avec l’approche de l’Aid » réclament les paramédicaux. Les participants à ce mouvement de protestation dont le nombre dépassé les 1 500 employés , dénoncent par la même occasion les conditions de travail déplorables et le manque de moyens de protection en cette période de pandémie du coronavirus. « Nous ne lésinerons pas sur les moyens pour préserver notre dignité et celle des malades » annoncent des syndicalistes tout en ajoutant que « cette crise sanitaire du Covid-19 a levé le voile sur la « mauvaise gestion du CHU Ben Badis qui compte 5 000 travailleurs et plus de 40 services ». Parmi leurs revendications essentielles, les protestataires évoquent la sécurité des employés de la santé au sein des structures sanitaires, « quatre agressions ont été enregistrés en une semaine » nous confient des infermières exerçants dans le service dédié au Covid-19. Ils accusent le directeur du CHUC d « indifférence » envers leurs doléances. Selon eux, plusieurs lettres ont été envoyées à ce dernier, mais rien n’a été fait à ce jour. « Ce mouvement de grève est l’expression du ras-le-bol vis-à-vis des promesses qui ne sont pas tenues », disent-ils. Un représentant syndical ne manquera pas de pester : « Il n’y aura pas de retour en arrière, nous avons tenté le dialogue mais cela ne sert visiblement à rien, notre seul moyen pour faire aboutir nos revendications, reste la grève » .
De leur côté, les responsables de la santé de la wilaya de Constantine se sont mués dans un silence assourdissant face à une série de mouvements organisés durant la semaine en cour au niveau de plusieurs établissements sanitaires. Comme c’était le cas des paramédicaux de l’hôpital Abdelkader Bencharif de la nouvelle ville Ali Mendjeli qui ont tenu mardi 7 juillet, un sit-in pour dénoncer la situation de délabrement dans laquelle se trouve leur structure sanitaire et les conditions de travail.
De Constantine, Souheila BETINA.

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