Les médicaments innovants contre le cancer, une urgence pour un traitement efficace

Le droit à un traitement efficace pour les personnes atteintes d’un cancer est indéniable et les pouvoirs publics ont l’obligation de le leur garantir. Les médicaments innovants constituent une meilleure chance de guérison pour les cancéreux et leur inclusion dans la liste de traitement se révèle essentiel pour une thérapie efficiente. Les spécialistes de différents établissements hospitaliers nationaux qui ont pris part au congrès d’hémato-oncologie ont insisté sur la nécessité d’en faire bénéficier les malades, tout en mettant l’accent sur l’urgence du besoin manifesté par ces derniers. S’exprimant en marge de cette rencontre, le président de la Société algérienne d’oncologie médicale, Professeur Kamel Bouzid, a regretté le fait que ce type de traitement auquel ont abouti des années de recherches en oncologie n’entre pas toujours dans la thérapie destinée aux cancéreux, le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière a pourtant enregistré et approuvé l’importation des médicaments innovants en 2018, a-t-il indiqué. Le Professeur Kamel Bouzid, qui est également chef de service oncologie médicale au CPMC (Alger), a relevé les atermoiements et les faux-fuyants au niveau de la pharmacie centrale des hôpitaux chargé de l’importation de ces médicaments innovants, faisant savoir que celle-ci se réfugie derrière le prétexte d’un appel d’offre pour l’acquisition de ce traitement qui n’a pas de générique, ce qui est « perte de temps » selon lui. Abordant l’aspect concernant la transcription de ces médicaments innovants sur les ordonnances médicales, le Professeur Bouzid a précisé que les autorités publiques se doivent de définir les centres qui doivent le prescrire, ceci pour gagner du temps et orienter les spécialistes prescripteurs qui attendent l’application de ce traitement sur le terrain. Mais il s’avère que ce ne sera pas fait dans l’immédiat car selon le président de la Société algérienne d’oncologie médicale, des informations circulant en milieu hospitalier laissent entendre que les malades ne bénéficieront pas de ce traitement avant 2021.

Nadia Rechoud