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Les médecins jugent que les résultats sont satisfaisants : Poursuite du protocole thérapeutique à base de chloroquine

L’Algérie a adopté en temps opportun l’Hydroxychloroquine entrant dans le protocole thérapeutique contre le Covid-19. Celui-ci ayant donné des résultats satisfaisants jusqu’à ce jour comme le soulignent les autorités sanitaires, celles-ci assurent que notre pays poursuivra l’utilisation de ce protocole à base de Chloroquine. C’est ce qu’a laissé entendre le directeur de l’Institut national de santé publique (INSP) et membre du Conseil scientifique de suivi de l’évolution du nouveau Coronavirus, Pr Lyes Rahal, dans une déclaration cette après midi à notre journal Esseha, « L’Algérie a adopté, depuis le 23 mars dernier, en application des recommandations du Conseil scientifique, un protocole thérapeutique basé essentiellement sur l’hydroxychloroquine et l’azithromycine, en sus d’autres médicaments à l’instar d’anticoagulants, de corticoïdes et de la vitamine C ».

Nombreux sont les médecins qui sont intervenus sur cette question, notamment sur notre journal en ligne Esseha, comme l’ont fait Pr Mohamed Belhocine, expert du Conseil scientifique de suivi de l’évolution du nouveau Coronavirus, Dr Younes Moualek, médecin interniste et président de l’Association des internistes libéraux Algériens (AILA), Pr sa Ismaïl Mesbah, président de l’Association algérienne d’infectiologie et membre du même conseil scientifique et Dr Abdelkrim Touahria, président de l’Ordre national des pharmaciens.

Tous ont évoqué les bénéfices du protocole thérapeutique adopté par les autorités sanitaires. « Il n’est pas opportun d’arrêter l’utilisation de l’hydroxychloroquine » a estimé le Conseil scientifique de suivi de l’évolution du nouveau Coronavirus sur la base des résultats obtenus suite à son usage « selon le protocole qui avait été défini par le ministère de la santé ». Pr Belhocine a fait part dans son intervention des précautions minutieuses prises par les médecins. « Nous n’avons pas observé de situation grave due à la chloroquine. Bien au contraire, nos médecins semblent satisfaits de l’utilisation de cette chloroquine en particulier lorsqu’elle a été donnée suffisamment précocement dans le traitement des cas confirmés de Covid-19 ».

De son côté, Dr Moualek a fait l’historique de la chloroquine, en partant de la substance qui en est à l’origine, (l’extrait de l’écorce du quinquina, plante cultivé dans la Cordillère des Andes) depuis son utilisation par les Amérindiens pour lutter contre la fièvre jusqu’à sa synthétisation pour obtenir la chloroquine, donnée en 1943 aux soldats américains lors du débarquement en Tunisie pour les protéger du paludisme. Dr Moualek a également rappelé qu’au milieu des années 60, des chercheurs ont découvert que l’hydroxychloroquine et la chloroquine possèdent des vertus anti inflammatoires et régulatrices de l’immunité, ce qui a justifié sa prescription contre les maladies auto immunes.

Rachida Merkouche