Les médecins doivent être explicites quant à l’état de leurs patients

A quoi servent les examens médicaux si le malade est laissé dans l’ignorance des mesures qu’il doit adopter en l’absence d’une thérapie ? Nombreux sont les médecins qui se contentent de demander à leurs patients de consulter s’il y a complication, sans plus de détails. Lila déplore ce qu’elle qualifie de désinvolture de ces spécialistes qui laissent le flou s’installer chez leurs ‘’clients’’.

« Depuis un mois, je vois des corps flottants dans mon champ de vision, et comme j’ai une myopie, je dois me faire examiner par un ophtalmologiste pour éviter un décollement de la rétine. Le fond d’œil prend quelques minutes, et pendant cette exploration le médecin me demande si je vois une lumière, sans préciser qu’il s’agit plutôt de flashs lumineux ».

Pour s’être beaucoup renseignée par la suite sur ce problème, Lila se rend compte que le médecin en question a été expéditif. « A la fin, il me dit que c’est dû au vieillissement de l’œil et me demande de me présenter si jamais ne je vois un enchevêtrement de tâches flottantes. C’est en partie vraie, mais ces ‘’mouches’’ volantes devant les yeux apparaissent lorsqu’il y a décollement du vitré (humeur vitrée qui remplit la cavité vitréenne) de ses points d’ancrage habituels dans la rétine. Il peut se stabiliser à un moment donné, comme il peut se détacher de la rétine et provoquer le décollement de cette dernière ».

Ce qui signifie qu’une surveillance est indispensable à travers des investigations oculaires régulières, qu’on ne doit donc pas attendre que les corps flottants se multiplient et que l’apparition d’éclairs lumineux doit alerter la personne pour une visite en urgence. « Les praticiens ne prennent pas leurs patients au sérieux, ils pensent que ces derniers ne sont pas aptes à comprendre leur maladie et son évolution. D’où la propension à négliger leur état faute de connaître ce qu’il faut faire ». Lila est décidée à aller chez un autre spécialiste, elle estime que « le nomadisme médical » n’est pas dans l’intérêt des malades mais qu’ils y sont obligés.

 

Rachida Merkouche

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